Essai sur les mœurs et l'esprit des nations, Volume 4

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Popular passages

Page 417 - ... c'est une envie qui ne prend guère aux rois , aux barbes grises et aux victorieux comme moi; mais l'amour que je porte à mes sujets, et l'extrême désir que j'ai de conserver mon Etat , me font trouver tout facile et tout honorable.
Page 62 - Peut-être n'est-il rien de plus grand sur la .terre que le sacrifice que fait un sexe délicat de la beauté et de la jeunesse , souvent de la haute...
Page 401 - Gardez bien vos rangs , je vous prie , et si vous perdez vos enseignes , cornettes ou guidons , ne perdez point de vue mon panache blanc , vous le trouverez toujours au chemin de l'honneur et de la victoire (Péréfixe).
Page 18 - ... pour une faute passée qu'il devait ignorer, et qui ne méritait aucune peine lorsqu'elle fut commise. Souillé de trois divorces et du sang de deux épouses, il fit porter une loi dont la honte, la cruauté, le ridicule, l'impossibilité dans l'exécution , sont égales ; c'est que tout homme qui sera instruit d'une galanterie de la reine doit l'accuser , sous peine de haute trahison ; et que toute fille qui épouse un roi d'Angleterre , et n'est pas vierge , doit le déclarer sous la même...
Page 62 - ... de la jeunesse, souvent de la haute naissance, pour soulager dans les hôpitaux ce ramas de toutes les misères humaines dont la vue est si humiliante pour l'orgueil humain, et si révoltante pour notre délicatesse. Les peuples séparés de la communion romaine n'ont imité qu'imparfaitement une charité si généreuse ; mais aussi cette congrégation si utile est la moins nombreuse.
Page 448 - L'assemblée sera achevée dans douze jours. Il m'arriva hier force nouvelles de Blois ; je vous envoie un extrait des plus véritables : tout à cette, heure me vient d'arriver un homme de Montégu ; ils ont fait une...
Page 46 - D'ailleurs ces religieux cultivaient la terre, chantaient les louanges de Dieu , vivaient sobrement , étaient hospitaliers; et leurs exemples pouvaient servir à mitiger la férocité de ces temps de barbarie.
Page 46 - Ce fut long -temps une consolation pour le genre humain , qu'il y eût de ces asiles ouverts à tous ceux qui voulaient fuir les oppressions du gouvernement goth et vandale. Presque tout ce qui n'était pas seigneur de château était esclave : on échappait dans la douceur des cloîtres à la tyrannie et à la guerre.
Page 444 - Le diable est déchaîné, je suis à plaindre, et c'est merveille que je ne succombe sous le faix. Si je n'étais huguenot, je me ferais turc. Ah ! les violentes épreuves par où l'on sonde ma cervelle ! je ne puis faillir d'être bientôt un fol ou habile homme' ; cette année sera ma pierre de touche ; c'est un mal bien douloureux que le domestique.
Page 185 - Nous leur disons qu'ils sont hommes comme nous, qu'ils sont rachetés du sang d'un Dieu mort pour eux , et ensuite on les fait travailler comme des bêtes de somme ; on les nourrit plus mal : s'ils veulent s'enfuir . on leur coupe une jambe , et on leur fait tourner à bras l'arbre des moulins à sucre , lorsqu'on leur a donné une jambe de bois.

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