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d'optatif. Amyot, dans la Vie d'Alexandre : Il ne se donna garde qu'il se trouva loin de son armée.

Ibid., l. 21. Pour à son aise la regar.ler.

Amyot ajoute partout et son saoul; autre grossièreté qui n'est point dans le

grec.

Ibid., 1. 24. Oh! comme dorment ses yeur ! comme sa bouche respire!...

que

Cela est traduit ad verbum , et les mots arrangés tout de même

dans le grec. Amyot : 0 comme ses beaux yeux dorment sofrement! que son haleine sent bon ! les pommiers ni les aubépines fleuries n'ont point la senteur si douce. Il n'y a dans le grec ni beaux yeux , ni haleine qui sente bon ou mauvais , ni senteur.

Ibid., l. 26. Je ne l'ose baiser toutefois; son baiser pique au cour.

Amyot : car son baiser pique au cæur : ce car n'est point dans le grec, et fait fort mal ici. Voyez, page 128, ligne 22, et la note sur cet endroit.

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Les hirondelles ne mangent point de cigales; mais il y a en Grèce un oiseau appelé guêpier que l'auteur a pu prendre pour une hirondelle , et qui poursuit les cigales.

Ibid., l. 14. Quand elle eut vu l'arondelle.

Lisez dans le grec id củom d'é ye tiv rezidávat. V. p. 44 du lexie de Rome, note 4. Partout dans le texte de Longus les copistes ont

mis xal pour ye.

P. 102, 1. 16. Un chant plus fort.

Amyot : Il se mit à chanter si doucement et si mélodieusement qu'il attira à lui. Ce n'est point là ce que dit l'auteur.

Ibid., 1. 23. Demandait aux dieux d'étre oiseau avant que retourner....

C'est le væu ordinaire du cheur dans les tragédies. Opues yavoi1.29. « Que ne suis-je l'oiseau léger qui franchit les monts et les mers ! »

P. 103, 1. 5. Afin qu'on ne pensát...

Amyot : Afin possible qu'on ne pensat. Il n'a pas vu que dans le grec ioos est une glose marginale.

Ibid, l. 15. En folátrant lui faire quelque deplaisir.

Amyot : Chloé, qui craignoit que les autres pasteurs ne lui fissent peut-être quelque violence. L'auteur n'a garde de s'exprimer aussi grossièrement.

Ibid., 1. 28. Apportait une flúte.

Σύριγγα καινήν τω Δάφνιδι δώρον κομίζουσα, legon du manuscrit de lorence. Aupou manque dans celui de Rome et dans Colombani. faut le conserver. Cela fait une phrase très-belle, imitée peulrede ce passage de Theopompe : Τί δε των έκ τής γής καλών ή τιμίων κ εκομίσθη δώρον ώς αυτόν;

P. 105, l. 4. Se jettent en meuglant dans la

mer.

Amyot : Et toutes d'une secousse se jettèrent ensemble dans la mer: le saut desquelles , pour ce qu'elles se jettèrent toutes à coup dans la mer, le saut sur l'un des côtés de la fuste fut si pesant et si lourd , avec ce que la tourmente y aida un petit, que la fuste en tourna sens dessus dessous. Tout cela pour une ligne dans le grec fort claire et bien tournée.

Ibid., 1. 13. Comme celui qui ne menait ses chèvres

que

dans la plaine. Amyot n'a point entendu cela. Il traduit : Comme celui qui gardoit les béles aux champs.

Ibid., 1. 15. Car il faisait encore chaud.

Amyot : car c'étoit en été. Nullement; c'était en automne : on vient de le dire tout à l'heure. Il est aisé de voir avec quelle negligence Amyot a fait sa version.

Ibid., 1. 19. Si peu de vêtement qu'il portait.

Expression d'Amyot, usitée de son temps. Voltaire l'a blàmée dans ce vers de Polyeucte :

Si peu que j'ai d'espoir ne luit qu'avec contrainte.

Fénelon , de l'Education des Filles : Si peu qu'on connaisse l'histoire, il n'y a pas de moyen de douter de cela. Dans la Vie de Brutus, Amyot : Il mit incontinent aux champs 'si peu de gens qu'il avoit.

A propos de Fénelon, j'écris ainsi ce nom avec un seul accent, comme je le vois imprimé dans toutes les vieilles éditions. Ma mère disait Fénelon et non pas Fénélon.

Ibid., I. 20. N'ayant coutume de nager que dans les rivières.

Il est plus aisé de nager dans la mer que dans les rivières. L'auteur ne savait pas cela.

P. 106, 1. 2. Si la corne de leurs pieds ne s'amollissait dans l'eau.

Amyot : Si les cornes de leurs pieds ne s'accrochoient en nageant à quelque chose dedans l'eau. Contresens.

Ibid., 1. 22. Y pendirent chacun quelque chose de ce qu'il recueillait aux champs.

Amyot : Quelque chose de leur métier.

P. 107, 1. 4. Pour la première fois en présence de Daphnis.

Ceci est omis dans Amyot.

Ibid., l. 21. Mais, quoi qu'il y eút.

C'est la phrase d'Amyot. De même dans le Płutarque, Vie de Pompée : Is n'étoient point délibérés , quoi qu'il y eût, de l'abandonner.

Ibid. Daphnis ne se pouvait éjouir.

C'est ainsi qu'Amyot a écrit, et non, comme on a mis dans quelques éditions, ne se pouvoit réjouir. La Fontaine,

On l'emporte, on le sale, on en fait maint repas,

Dont maint voisin s'éjouit d'être.

P. 109, l. 1. Étant l'automne en sa force.

Amyot dit : « en sa vigueur. » La phrase de La Fontaine vaut mieux :

Le printemps par malheur était lors en sa force.

Thucydide avail dit : « Étant jà l'été dans sa force et les bleds en inaturité. » Mais celte expression ne s'applique pas également bien à l'automne.

Ibid., l. 2. Chacun aux champs était en besogne.

Πάς ήν κατά τους αγρούς έν έργω: ο μεν ληνούς επεσκεύαζεν, ο δε, κ. τ. λ. Lucien, comment il faut écrire l'histoire : 0 Kopivô:O! THÍVTE in ipto ήσαν και ο μεν όπλα έπεσκεύαζεν, ο δε λίθους παρέφερεν, ο δε...

Ibid., 1. 4. Les autres nettoyaient les jarres.

Amyot : Racloient les tonneaur.

Quoique les barils fussent connus du temps de Longus, on serrait encore cep ndant le vin dans des jarres beaucoup plus grandes que nos tonneaux. J'en ai vu de telles dans la Calabre, où elles servent à garder l'huile. Diogène n'habitait pas un tonneau,

mais une de ces grandes jarres. Il y pouvait élre fort bien. Celles que j'ai vnes avaient cinq ou six pieds de diamètre et autant de prufondeur. Le cuvier du conte de La Fontaine est une jarre dans Apulée, testa.

Ibid., 1. 7. La meule à pressurer les raisins écrasés.

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Il faut lire, comme l'a proposé l'éditeur de Rome , difcu inchi*M1 tov oiven ix tūv Bozpúwr. Car outre le passage cité d’Alciphron ,

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