Oraisons funèbres de Henriette d'Angleterreet de Louis de Bourbon, prince de Condé, Volume 3

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Lib. Classique et d'éducation, 1845 - 559 pages
 

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Page 56 - Frères, que si on s'est servi dans tous les temps de cet argument, tiré du consentement de l'Église, et si on s'en sert encore, c'est à l'exemple des apôtres : et si encore on l'a tiré de l'exemple des apôtres, c'est à l'exemple des Pères. Que si on nous dit, après cela, qu'il n'ya point de sûreté dans l'opinion 'de la multitude qui pour l'ordinaire est ignorante, nos Pères, ou plutôt l'Écriture même, ne nous ont pas laissés sans...
Page 207 - C'est sur cette idée primitive que Jésus -Christ réforma le mariage , et comme disent les Pères , il se montra le digne Fils du Créateur, en rappelant les choses au point où elles étoient à la création. C'est sur cet immuable fondement qu'il a établi la sainteté du mariage chrétien , et le repos des familles. La pluralité des femmes autrefois permise ou tolérée...
Page 318 - ... servitude. Car l'un , qui est le maître , fait la loi telle qu'il veut ; et l'autre , qui est l'esclave , la reçoit telle qu'on veut la lui donner : ce qui est la chose du monde la plus opposée à la nature d'un pacte , où l'on est libre de part et d'autre , et où l'on se fait la loi mutuellement.
Page 233 - Un ministre qui autrement s'étoit bien comporté, c'est-à-dire, qui avoit bien fait son devoir à inspirer la révolte, pour réparer cette faute « avoit écrit à » la Reine mère , qu'il n'avoit jamais consenti au port des » armes, jaçoit qu'il y eût consenti et contribué; fut obligé » à un jour de Cène de faire confession publique de sa faute » devant tout le peuple »; et, pour pousser l'audace jusqu'au bout, à faire entendre à la Reine sa pénitence; de peur que cette princesse...
Page 314 - ... l'exercice de la souveraineté qui se fait par un seul, n'empêche pas que la souveraineté ne soit dans le peuple, comme dans sa source, et même comme dans son premier sujet.
Page 166 - ... péchés, souffla sur eux, en leur disant : Recevez le Saint-Esprit. (Joan. xx. 22.) Dites le passage entier. Recevez le Saint-Esprit; ceux dont vous remettrez les péchés , ils leur seront remis ; et ceux dont vous retiendrez les péchés , ils leur seront retenus. Pourquoi met-on ces articles, La communion des saints...
Page 97 - Jurieu nous objecte, que nos molinistes sont semipélagiens, » s'il en avait seulement ouvert les livres, il aurait appris qu'ils reconnaissent pour tous les élus une préférence gratuite de la divine miséricorde, une grâce toujours prévenante, toujours nécessaire pour toutes les œuvres de piété. C'est ce qu'on ne trouvera jamais dans les semi-pélagiens. Que si on passe plus avant...
Page 98 - ... jamais, après avoir décidé tant de fois, et encore en dernier lieu dans le Concile de Trente, que tout le bien, jusqu'aux premières dispositions de la conversion du pécheur, vient d'une grâce excitante et prévenante qui n'est précédée par aucun mérite.
Page 318 - Jurieu lui-même appelle outrés, c'est-à-dire dans les sentiments de ceux qui trouvent toute guerre injuste : ce serait non-seulement condamner le droit des gens, où la servitude est admise, comme il paraît par toutes les lois; mais ce serait condamner le Saint-Esprit, qui ordonne aux esclaves, par la bouche de saint Paul, de demeurer en leur état, et n'oblige point leurs maîtres à les affranchir.
Page 207 - ... dans les mariages les plus saints. Une femme qui donne son cœur tout entier et à jamais reçoit d'un époux fidèle un pareil présent et ne craint point d'être méprisée ni délaissée pour une autre. Toute la famille est unie par ce moyen ; les...

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