Précis historique de la Révolution française, Volume 1

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Page 138 - Mais j'ai été appelé deux fois au conseil de celui qui fut mon maître, dans le temps que cette fonction était ambitionnée par tout le monde; je lui dois le même service, lorsque c'est une fonction que bien des gens trouvent dangereuse.
Page 294 - Un tel attentat ne permet nulle défense. C'est pour la forme. Adieu, mon cher papa, je vous prie de m'oublier ou plutôt de vous réjouir de mon sort. La cause en est belle. J'embrasse ma sœur que j'aime de tout mon cœur. N'oubliez pas ce vers de Corneille : Le crime fait la honte , et non pas l'échafaud ! C'est demain à huit heures que l'on me juge...
Page 64 - ... je t'accuse de t'être continuellement produit comme un objet d'idolâtrie, d'avoir souffert que, devant toi, on te désignât comme le seul homme vertueux en France...
Page 67 - On assure qu'un innocent a péri : on s'est plu à en exagérer le nombre : mais un seul c'est beaucoup trop sans doute ! Citoyens , pleurez cette méprise cruelle ! Nous l'avons pleurée dès longtemps : c'était un bon citoyen ; c'était donc un de nos amis.
Page 68 - N'avez-vous pas aussi des frères, des enfants, des épouses à venger' La famille des législateurs français, c'est la patrie, c'est le genre humain tout entier, moins les tyrans et leurs complices.
Page 138 - ... appelé deux fois au conseil de celui qui fut mon maître, dans le temps que cette fonction était ambitionnée par tout le monde; je lui dois le même service, lorsque c'est une fonction que bien des gens trouvent dangereuse. Si je connaissais un moyen possible pour lui faire connaître mes dispositions, je ne prendrais pas la liberté de m'adresser à vous. J'ai pensé que, dans la place que vous occupez, vous aurez plus de moyens que personne pour lui faire passer cet avis.
Page 266 - ... Paris. — A bas ! à bas ! il veut la guerre » civile ; il veut la contre-révolution ! il calomnie Paris! il insulte le » peuple! — Vous nous accusez de calomnier Paris ; Paris est pur, » Paris est bon, Paris est opprimé par des tyrans qui veulent du sang, » et de la domination ; vous pouvez me faire tomber sous leur couteau » mais non pas à leurs pieds. » En ce moment, les délégués de la puissance révolutionnaire centrate venaient lire à la barre une insolente pétition, qui...
Page 291 - ... calme et cette abnégation, sublimes sous un rapport, ne sont pas dans la nature, ils ne peuvent s'expliquer que par l'exaltation du fanatisme politique qui lui a mis le poignard à la main. Et c'est à vous, citoyens jurés, à juger de quel poids doit être cette considération morale, dans la balance de la justice. Je m'en rapporte à votre prudence.
Page 291 - L'accusée avoue avec sang-froid, l'horrible attentat qu'elle a commis; elle en avoue avec sang-froid la longue préméditation, elle en avoue les circonstances les plus affreuses: en un mot, elle avoue tout et ne cherche pas même à se justifier. Voilà, citoyens jurés, sa défense tout entière. Ce calme imperturbable et cette entière abnégation de soi-même qui n'annoncent aucun remords, et pour ainsi dire en présence de la mort même, ce calme et cette abnégation, sublimes sous un rapport,...
Page 169 - A sept heures il en sortit, m'appela, et, me tirant dans l'embrasure de la croisée, il me dit : ' Vous remettrez ce cachet à mon fils, * * * cet anneau à la reine ; dites-lui bien que je la quitte avec peine. Ce petit paquet renferme des cheveux de toute ma famille : vous le lui remettrez aussi * * * Dites à la reine, à mes chers enfants, à ma sœur, que je leur avais promis de les voir ce matin, mais que j'ai voulu leur épargner la douleur d'une séparation si cruelle.

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