La vie rurale dans l'ancienne France

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Didier et cie, 1883 - Country life - 352 pages

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Page 144 - Peut de ce grave emploi seconder l'ascendant. Mais le voici : son port, son air de suffisance, Marquent dans son savoir sa noble confiance. Il sait, le fait est sûr, lire, écrire et compter; Sait instruire à l'école, au lutrin sait chanter ; Connaît les lunaisons , prophétise l'orage , Et même du latin eut jadis quelque usage. Dans les doctes débats ferme et rempli de cœur , Même après sa défaite il tient tête au vainqueur. . Voyez, pour gagner temps , quelles lenteurs savantes Prolongent...
Page 115 - Mais il n'ya guère de royaume dans l'univers où le cultivateur, le fermier, soit plus à son aise que dans quelques provinces de France ; et l'Angleterre seule peut lui disputer cet avantage.
Page 210 - Viens t'en passer cette longue serée : Près d'un beau feu, de nos gens séparée, Ma mère et moi veillerons comme vous. Plus que le jour la nuit nous sera belle, Et nos bergers, à la claire chandelle, Des contes vieux, en teillant, conteront. Lise tandis nous cuira des châtaignes; Et, si l'ébat des jeux tu ne dédaignes, De nous dormir les jeux nous garderont.
Page 193 - ... a passé), qui font des révérences comme s'ils avaient appris à danser toute leur vie. Outre cela, ils causent des mieux, et pour moi j'espère que l'air du pays me va raffiner de moitié ; car je vous assure qu'on y est fin et délié plus qu'en aucun lieu du monde.
Page 119 - Combien les pays et les peuples que nous avons vus depuis que nous avons quitté la France perdent à être comparés avec ce pays plein de vie!
Page 303 - Que leurs enfants communs les tavernes hanter Ne veuillent, ni jamais les truands fréquenter : Que la fille, qui jà prête à mari se montre, Avec petite dot par heureuse rencontre, En honnête maison ils puissent héberger Chez quelque laboureur, ou chez un bon berger : Que l'usurier méchant, qui dès longtemps aguigne Et hume de ses yeux le closeau de leur vigne, En ses papiers journaux ne les puisse accrocher, Ni de leur pauvre toit le gendarme approcher, Ou le soldat larron qui pille et qui...
Page 295 - L'intendant Lebret, dans son mémoire de 1698, rendait au paysan provençal un hommage précieux et mérité : « Ce qu'il ya de plus singulier dans le pays est l'élégance naturelle et le bon sens ordinaire du paysan qui paraît toujours si bien instruit des matières dont il s'agit que l'on a peine à comprendre comment il a pu acquérir ces talents sans éducation...
Page 96 - La nourriture des habitants, dit un curé de l'Anjou en parlant de son village, même chez les moins aisés, était substantielle et abondante. Le pain dans lequel il n'entrait qu'un tiers d'orge sur deux tiers de blé était fort bon, et le cidre, plus ou moins affaibli par l'eau, ne manquait à personne. La soupe, au dîner et au souper, était suivie d'un plat de viande ou d'œufs ou de légumes ; au déjeuner et à la collation, on avait toujours deux plats, beurre et fromage, puis souvent un...
Page 303 - Ayant ainsi prié, de deux mains elle coupe Des tranches de pain bis, pour en faire la soupe, Y mettant quelque peu d'un fromage moisi...
Page 108 - Tous les jours au milieu d'un champ, Par la chaleur, par la froidure, L'on voit le pauvre paysan Travailler tant que l'année dure, Pour amasser par son labeur De quoy payer le collecteur.

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