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qu'en faisant construire ses usines sans auto- ci-dessus prescrits auront été reçus par les inrisation légale, ledit sieur Loison est renvoyé génieurs. par-devant notre procureur général impérial 10. Le sieur Dastier sera tenu, en outre, près la cour impériale d'Amiens, pour être d'enlever les altérissemens que ses construcpoursuivi conformément aux lois et réglemens. tions auraient amoncelés dans le canal, au

3. Le sieur Loison sera tenu de rendre l'eau dessous des poncelets, lorsqu'elles auront été à la sortie de sa propriété, dans son ancien dûment constatées. cours d'eau vers Montaterre, sans qu'il lui 11. Pour pouvoir maintenir en intégrité soit permis d'ouvrir d'autres prises que celles la largeur et les bords de la rivière du Théactuelles.

rain , et les vérifier au besoin, les sieurs Das4. Le concessionnaire sera tenu de cons- tier et Loison y feront planter et sceller, à truire à ses frais, à l'emplacement acluel de leurs frais, chacun de leur côté, cinq bornes son ancienne prise, un pertuis solide, en en pierres de taille, conformément au plan maçonnerie ou en charpente, qui aura deux annexé. mètres quatre-vingt-douze centimètres de 12. Il n'y a lieu à statuer sur les entreprises largeur entre ses bajoyers, sur un radier dont faites par le sieur Loison, relativement aux la plate-forme sera établie à deux mètres cin. poncelets LM, dont la propriété a été établie quante-quatre centimètres en contre-bas du par l'arrêt de notre cour d'appel d'Amiens. repère ci-après désigné.

Le sieur Dastier est maintenu dans tous les 5. Il sera marqué et gravé, aux frais du droits résultant dudit arrêt, tant en ce qui sieur Loison, d'après l'indication de l'ingé- concerne les dommages et intérêts qu'il peut nieur, deux repères, l'un à l'angle de la cage avoir à exiger contre les auteurs des susdites du moulin à foulon du sieur Dastier, un mètre entreprises, qu'en ce qui concerne les travaux quatre-vingt-treize centimètres en contre-bas à exécuter pour l'avenir. du déversoir du sieur Dastier; l'autre repère Il est réservé à la commune de Monlaterre sera au même niveau que le précédent, et sera de faire valoir également les droits qu'elle placé à l'angle du moulin du sieur Loison. pourrait avoir à la pleine conservation de

6. Les vannes de décharge du sieur Loison, l'abreuvoir situé entre les deux poncelets. et celles mouloires de son moulin, seront ré

13. Aussitôt la confection des ouvrages, il glées à leur sommet, de manière qu'étant en- en sera dressé procès-verbal, aux frais dú con. tièrement fermées, elles ne puissent excéder cessionnaire parl'ingénieur d'arrondissement: la hauteur du déversoir du sieur Dastier. un double en sera remis au secrétariat de la

Le sieur Loison ne pourra faire écouler préfecture, et copie aux archives de la mul'eau par ses vannes de décharge, ou par l'une nicipalité du lieu, pour y avoir recours au d'elles seulement, que lorsque les vannes besoin. mouloires de son moulin seront entièrement 14. Dans aucun cas, ni sous aucun prétexte, fermées.

il ne pourra être prétendu indemnité, cho7. Le concessionnaire ne pourra, en au• mage, ni dédommagement par le concessioncun temps ni sous aucun prétexte, réclamer naire ou ses ayans-cause, par suite des dispoindemnité pour chômage de son usine, envers sitions que le Gouvernement jugera convele sieur Dastier ou ses ayans-cause, altendu nable de faire pour l'avantage de la navigaque les retenues du moulin Dastier, sans les. tion, du commerce ou de l'industrie, sur le quelles le sieur Loison ne peut avoir de chute, cours d'eau où se trouve situé ledit moulin, existaient et continueront d'exister indépen- même en cas de démolition. damment de celle du sieur Loison, qui se 15. Les plan et nivellement dressés par trouve dépendre absolument de la retenue du les ingénieurs des ponts-et-chaussées, le 20 sieur Dastier : celui-ci continuera d'avoir la octobre 1808, seront annexés au présent défaculté de la détruire ou d'en baisser la hau. cret. teur à sa volonté.

16. Notre grand.juge, ministre de la justice, 8. Cependant, s'il arrivait que cette chute et notre ministre de l'intérieur, sont chargés fût supprimée par le sieur Dastier ou ses suc- de l'exécution du présent décret. cesseurs, le sieur Loison ou ses ayans-cause pourront alors construire, à leurs frais, un

12 NOVEMBRE 1811. Avis du Conseil d'Etat barrage avec vannes de décharge, vis-à-vis de leurs propriétés, pour maintenir l'eau à la

portant qu'il peut être pris inscription hypo

thécaire en vertu des contraintes décernées hauteur ci-devant prescrite.

par l'administration des douanes, en exécution 9. Enfin, pour l'exécution entière et par- de l'article 32 de la loi du 6=22 août 1791. faite du pertuis ordonné, le sieur Dastier sera

(4, Bull. 429, n° 7899.) tenu, s'il est besoin, de mettre ses moulins

Voy. loi du 6 = 22 AOUT 1791, titre XIII, en chômage, sauf une juste indemnité qui lui

art. 32, et avis du Conseil-d'Etat du 25 THERsera payée, à dire d'experts, par le sieur Loison : ce dernier ne pourra, au surplus, mettre son moulin en activité que lorsque les travaux Le Conseil-d'Etat, qui, d'après le renvoi

MIDOR an i 2.

citée ;

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ordonné par sa majesté, a entendu le rapport 12 NOVEMBRE 1811. — Avis du Conseil d'Etat. de la section des finances sur celui du ministre (Ardoises. - Pensions de retraite.) Voy: 17 de ce département, présentant la question de .

NOVEMBRE 1811. — (Débets des comptables.) savoir s'il peut être pris inscription hypothé

Voy. 24 MARS 1812. caire en vertu des contraintes que l'article 32 de la loi du 6= 22 août 1791 autorise l'ad- 13 NOVEMBRE 1811. Déeret qui ordonne le ministration des douanes à décerner, pour le paiement d'une somme de deux mille deux recouvrement des droits dont il est fait cré. cent quatre-vingt-neuf francs, pour pensions dit, et pour défaut de rapport des certificats accordées à neuf veuves de militaires. (4, de décharge des acquits-a-caution;

Ball. 405, n° 7476.) Vu 1° les articles 32 et 33 de la loi pré20 L'avis du Conseil-d'État approuvé par

14 NOVEMBRE 1811. — Décret portant suppressa majesté le 25 thermidor an 12, duquel il

sion de toutes les corporations religieuses dans

le département de la Lippe. (4, Bull. 401, résulte

que « les administrateurs auxquels les n° 7434.) « lois ont attribué, pour les matières qui y « sont désignées, le droit de prononcer les

Voy. loi du 18 Aout 1792 ; décret du 3 condamnations, ou de décerner des con.

JANVIER 1812, du 23 JANVIER 1813. traintes , sont de véritables juges, dont les

Art. zer. Les chapitres, et toutes les cor« actes doivent produire les mêmes effets et

porations de religieux et de religieuses, et obtenir la même exécution que ceux des

ordres monastiques, de quelques congrégatribunaux ordinaires;

tions qu'ils soient, dotés ou mendians , exis. Qu'en conséquence les condamnations

tant dans le département de la Lippe, sont et « et les contraintes émanées des administra

demeurent supprimés. teurs, dans les cas et pour matières de leur

2. Tous les biens , de quelque espèce qu'ils compétence, emportent hypothèque de la même manière et aux mêmes conditions

soient, appartenant à la main-morte, savoir, « que celles de l'autorité judiciaire; »

évêques, bénéficiers, chanoines, chapitres, Considérant que la question proposée par

etc., etc., excepté les curés ayant charge le ministre est décidée par l'avis précité; mais

d'ames, font partie du domaine de l'Etat, et que cet avis n'a point été inséré au Bulletin

il en sera pris, sans délai, possession en notre Lois, et qu'il est nécessaire de lui donner

nom, par l'administration de l'enregistrement

et des domaines. la publicité légale, afin que les parties intéressées en aient connaissance,

3. Pour prévenir toute distraction d'effets, Est d'avis que des ordres soient donnés par

registres, titres et papiers des corporations et sa majesté pour que l'avis du Conseil, ap

ordres monastiques supprimés, le préfet du prouvé le 25 thermidor an 12, soit inséré au

département de la Lippe fera apposer les Bulletin des Lois.

scellés sur lesdits effets, registres, titres et

papiers, par des commissaires qu'il délé12 NOVEMBRE 1811. Décrets d'institution pu

guera à cet effet, et dont il réglera les opéra

tions, de manière que l'apposition des scellés blique de diverses sæurs hospitalières, et ap

ait lieu partout le même jour et à la même probation de leurs statuts. ( 4, Bull. 406, heure, et que cette mesure soit prise avant n° 7477.)

la publication du présent décret. 12 NOVEMBRE 1811. Décrets qui autorisent

4. Il sera procédé ensuite, par les commis

saires l'acceptation de dons et legs et de fondations

que le préfet aura choisis, assistés des faits aux églises de Castel-Sarrazin , Autun,

préposés de l'administration des domaines, à Neufmaisons, Champlitte, Champlitte-la-Ville,

la levée des scellés : lesdits commissaires se Louhans, Ainay (de Lyon), Hermillon, Ples- feront représenter tous les registres et compsis-Dumée, Saint-Sulpice, Coume; des semi- tes de régie des biens, les arrêteront, et naires de Montpellier et de Lyon, et de l'hos- formeront un résultat des revenus et des pice de Tournon. (4, Bull. 406, nos 7481, époques de leur échéance , dresseront sur pa7483, et Bull. 407, nos 7488 à 7498.) pier libre, et sans frais, un état et descrip

tion sommaire de l'argenterie des églises et 12 NOVEMBRE 1811. Décret relatif aux obli- chapelles , effets de sacristies, bibliothèques,

gations du sieur Paquo, relativement à la con- livres, manuscrits, médailles et tableaux, en cession de l'alunière de Flosne, près Hay. (4, présence des possesseurs actuels, dont ils reBull. 406, n° 7482.)

cevront les déclarations sur l'état présent de

leurs maisons, leurs possessions foncières, 12 NOVEMBRE 1811.--Décret qui autorise l'érec- rentes constituées ou provenant de capitaux tion de l'église de l'ancien college d'Autun placés, dettes mobilières et immobilières , et en chapelle. (4, Bull. 403, n° 7454.) des titres qui les constatent. Lesdits commis

saires recevront particulièrement du grand

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chapitre de Munster la déclaration des biens ainsi qu'à toute saisie-exécution, ventes de dont l'administration est abandonnée à cha- fruits et de meubles, et autres poursuites que chanoine, ainsi que de ceux qui seraient quelconques dirigées contre les établissemens régis par les agens des princes médiatisés; et supprimés par le présent décret; et tous les il en sera pris possession en notre nom. meubles et effets mobiliers qui pourraient

5. Les mêmes commissaires feront dresser avoir été saisis seront laissés à la garde de la un état des chanoines et chanoinesses, des régie des domaines, qui en rendra compte religieux et religieuses de chaque maison, et ainsi et à qui il appartiendra. de ceux et de celles qui y seraient affiliés, 14. Les poursuites mentionnées dans l'aravec leurs noms et prénoms, ceux de religion, ticle précédent ne pourront être reprises , s'il leur âge et lieu de naissance.

y a lieu , que dans les formes prescrites par Tous ces états et déclarations seront certi- la loi du 28 octobre

5 novembre 1790 et fiés véritables, et signés par chacun des indi- autres relatives. vidus intéressés, lesquels seront solidairement 15. Toutes les dettes et créances à la charge responsables de la fidélité de leur contenu. des corporations supprimées seront liquidées

6. Le directeur général de l'enregistrement par le préfet. et des domaines enverra dans le plus court 16. Les créanciers desdits établissemens délai, au ministre des finances, une expédi- seront tenus de remettre, à cet effet, leurs tion des procès-verbaux et des états ci-dessus demandes en liquidation, ainsi

que

les titres prescrits.

et pièces justificatives de leurs créances, au 7. L'administration de tous les biens men- préfet, avant le 1er avril 1812; passé lequel tionnés dans l'article 2 est confiée, dès ce délai , ils ne seront plus admis à les produire, moment, à la régie des domaines , sous la et seront définitivement déchus de leurs droits. surveillance du préfet; et tous leurs produits 17. Le préfet procédera à la liquidation de seront versés dans la caisse de ladite régie. ces créances, et en adressera l'état, avec les

8. Les comptes des chapitres et couvens, pièces à l'appui, à notre ministre des finances, ainsi que ceux de leurs fermiers et locataires, pour être soumis à notre approbation. seront communiqués aux maires et sous-pré- 18. Dans le mois qui suivra le jour de la fets, pour être ensuite vérifiés et apurés par publication du présent décret, les membres la régie des domaines.

des couvens supprimés seront tenus d'évacuer 9. Toutes quittances ou reconnaissances les maisons qu'ils occupent. de paiemens prétendus faits par anticipation, A compter de cette époque, il ne sera plus aux chapitres et couvens, par les fermiers, permis aux religieux et religieuses de porter locataires, emphytéotes où détenteurs des le costume de leur ordre. biens dont ils cesseront d'avoir la jouissance 19. Chacun d'eux pourra, en quittant la en suite du présent décret , sont nulles et de maison à laquelle il se trouve attaché, emmul effet.

porter le mobilier de sa chambre ou cellule, 10. Tous dépositaires d'argent, meubles et ainsi que les linges et généralement tous les denrées de toute nature appartenant aux cor- meubles et effets qui auront été jusqu'alors à porations supprimées, seront tenus, dans le son usage exclusif ou personnel. mois de la publication du présent décret, d'en 20. Les linges, meubles ou effets dont l'ufaire leur déclaration aux maires des com- sage aura été commun entre plusieurs memmunes dans l'arrondissement desquels ils ré- bres desdites maisons, autres que les effets sident, à peine d'être considérés comme ré- inventoriés en exécution de l'article 4, setentionnaires de deniers publics, et poursui. ront partagés entre eux. vis comme tels. Les maires transmettront ces 21 Les effets mobiliers inventories

en exé. déclarations aux sous-préfets, et ceux-ci aux cution de l'article 4 seront déposés, dans préfets.

chaque sous-préfecture, dans un magasin gé. 11. Tous dépositaires de titres, papiers, néral indiqué par le préfet; il sera sous la documens appartenant auxdites corporations, garde et la responsabilité d'un préposé nomet relatifs à la propriété ou administration de mé par lui. leurs biens, seront tenus, sous les mêmes 22. Tous ces religieux et religieuses seront peines et dans le même délai, d'en faire le tenus de se rendre immédiatement dans le dépôt aux archives de la préfecture.

lieu de leur naissance; les religieux prêtres 12. Les membres des corporations suppri- se présenteront à leurs curés respectifs, et mées, qui seraient convaincus d'avoir distrait seront mis à la suite de la cure, pour assister des effets appartenant à leurs maisons, seront le curé dans les fonctions ecclésiastiques. poursuivis suivant la rigueur des lois, et le 23. Il sera compté à chacun desdits relipaiement de leurs pensions sera suspendu gieux et religieuses, une somme de cent jusqu'à la restitution des objets distraits ou francs pour frais de route, si la distance du de leur valeur.

lieu auquel ils doivent se rendre n'excède pas 13. Il est sursis à l'instruction et au juge- cinquante lieues, et cent cinquante francs si ment de toutes causes, instances et procès, la distance est plus grande.

leur pays.

24. Quant aux religieux et religieuses qui 30. Les églises des couvens supprimés dans sont nés hors du territoire de l'empire, ils le département de la Lippe, qui servent de seront tenus d'en sortir et de se retirer dans paroisses, seront conservées avec tout ce qui

en peut dépendre, et affectées au service du 25. Les membres des couvens supprimés, culte ; à la charge par les prêtres qui desserqui sont nés dans le département de la Lippe,

vent ces églises, de vivre comme simples sé. ou dans les autres départemens de l'empire culiers, de cesser toute correspondance difrançais, et qui continueront d'y habiter, re

recte ou indirecte avec les ci-devant supécevront une pension annuelle et viagère, sa

rieurs de leur ordre, et de demeurer souvoir :

mis à l'évêque diocésain. 1° Les religieux prêtres profès et religieu

31. Nos ministres des finances et des cultes ses professes, de six cents francs pour cha

sont chargés de l'exécution du présent décret. cun des individus qui ont soixante ans accomplis, et de cinq cents francs pour tous

15 NOVEMBRE 1811. - Décret concernant le réceux d'un åge inférieur; 20 Les frères lais profès et non profès,

gime de l'Université. (4, Bull. 402, n° 7452.) ainsi que les seurs converses professes ou Voy. décrets du 17 MARS 1808, du 17 SEPnon professes, de quatre cents francs pour

TEMBRE 1808, du 4 JUIN 1809, du 13 AOUT chacun des individus de cette classe qui ont

1813; ordonnances du 22 JUIN 1814 et 17 soixante ans, et de trois cents francs pour

FÉVRIER 1815, du 29 FÉVRIER 1816. ceux d'un âge inférieur.

CHAPITRE Ier. 26. Ces pensions seront liquidées par le préfet du département dans lequel les reli

TITRE I'r. Des lycées. gieux et religieuses sont nés et se seront retirés.

Art. ser. Le nombre des lycées, dans toute Cette liquidation sera faite d'après les qu'il faudra ériger, en conséquence, seront

l'étendue de l'empire, sera porté à cent: ceux pièces suivantes : 1° Par le préfet du département de la

établis dans le plus court délai possible, et

de manière qu'il y ait au moins quatre-vingts Lippe, de l'état nominatif dressé par les commissaires, en exécution de l'article 5 du pré- les vingt autres dans le cours de 1813.

lycées en activité dans le cours de 1812, et sent décret, constatant les noms et prénoms du réclamant, celui de religion, son àge et sa

2. Le grand-maître de l'Université, d'après qualité de religieux profès ou laïque.

les renseignemens fournis par les recteurs, 20 Son acte de naissance;

de l'avis des inspecteurs généraux, et sur dé3. Un certificat du maire et du sous-préfet,

libération du conseil de l'Université, propoconstatant sa résidence;

sera, d'ici au per mars, le tableau des colleges 4° Les religieux prêtres devront, en outre, qui devront être érigés en lycées, lesquels sejustifier qu'ils sont à la suite de la cure, et

ront pris parmi ceux des villes les mieux assistent le curé dans ses fonctions ecclésias

situées, les mieux pourvues de locaux et de tiques, ainsi que le prescrit l'article 22 du moyens, et qui auront montré le plus de zèle présent décret;

pour favoriser l'instruction, pour être par 5o Les religieux profès ou laïques seront te

nous statué en notre Conseil d'Etat, et sur le nus de produire un certificat du maire de leur rapport de notre ministre de l'intérieur. domicile, visé du sous-préfet, constatant leur 3. Les communes dont les colleges seront serment d'obéissance aux constitutions de érigés en lycées continueront à pourvoir aux l'empire, et de fidélité à notre personne. dépenses de premier établissement, et à l'en

27. Il sera formé, par les préposés de la tretien des locaux, en ce qui concerne les régie de l'enregistrement, des états, d'une grosses réparations. année commune , prise sur les cinq dernières 4. Les locaux des lycées existans seront, années du revenu des prébendes, chapitres dans le courant de l'année, mis en état de d'hommes et de femmes. Ces états, vérifiés et contenir, autant que possible, trois cents visés par le préfet, nous seront soumis par élèves. S'il est à cet effet besoin de fonds à notre ministre des finances, et nous régle. fournir par les villes ou arrondissemens, il rons, en conséquence, les pensions des mem- y sera statué comme il est dit à l'article prébres desdits établissemens.

cédent. 28. Les membres desdits chapitres conser

5. Les locaux des lycées nouvellement ériveront, leur vie durant, la jouissance des gés seront de nature à contenir au moins deux maisons particulières qui étaient affectées à cents élèves pensionnaires, et seront disposés chaque canonicat.

dans le plus court délai pour les recevoir. Lesdits membres de chapitres seront 6. Il sera dressé, des travaux à faire en tenus de justifier de la prestation du serment exécution des articles 3, 4 et 5 ci-dessus, des prescrit aux religieux par l'article 26. plans et devis avec détails estimatifs, lesquels

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devront être approuvés par notre ministre Les institutions placées dans les villes qui de l'intérieur.

possèdent un lycée ou un collége ne pourront 7. Les réglemens déjà faits seront observés qu'enseigner les premiers élémens qui ne dans tous les lycées.

font pas partie de l'instruction donnée dans 8. Il n'y aura qu'un lycée dans la même les lycées ou colléges, et répéter l'enseigneville,

ment du collége ou du lycée pour leurs proSont exceptées les villes de soixante mille pres élèves, lesquels seront obligés d'aller au ames et au-dessus, où il pourrait y avoir un lycée ou collége, et d'en suivre les classes. lycée et un ou plusieurs colléges, 9. Il sera établi à Paris quatre nouveaux

§ II. Des pensions. lycées ; et les deux lycées qui n'ont point de pensionnaires seront mis en état d'en rece

16. Les pensions placées dans les villes où

il n'y a ní lycée ni collége ne pourront élevoir dans le cours de 1812,

ver l'enseignement au-dessus des classes de Titas I. Des colléges

grammaire et des élémens d'arithmétique

et de géométrie. 10. Les colléges seront divisés en deux Dans les villes qui possèdent un lycée ou classes, selon le degré d'enseignement auto- collége, elles ne pourront qúe répéter les risé dans chacun de ces établissemens.

leçons du lycée ou du collége jusqu'aux clas11. Les traitemens des régens et maîtres ses de grammaire, et aux élémens de l'arithdes colléges seront réglés et arrêtés par nous métique et de la géométrie inclusivement. en Couseil d'Etat, sur l'avis du conseil de Elles devront envoyer leurs élèves au lycée l'Université et le rapport de notre ministre ou collége. de l'intérieur, et classés parmi les dépenses fixes et ordinaires des villes.

§ III. Règles communes aux institutions et aux Il en sera de même du traitement des

pensions. principaux desdits colléges, toutes les fois

17. A compter du 1er novembre 1812, les qu'ils ne tiendront pas le collége pour leur chefs d'institution et les maîtres de pension propre compte.

ne pourront avoir de pensionnaires à demeure 12. Les sommes qui devront être fournies dans leurs maisons au-dessus de l'âge de neuf par les communes respectives pour leurs col

ans, qu'autant que le nombre des pensionséges continueront à être, chaque année, ar- naires que peut recevoir le lycée ou le college rétées par nous dans le budget de ces com- établi dans la même ville ou dans la résidence munes, toutefois après qu'on nous aura fait du lycée, se trouverait au complet. connaître s'il existe un pensionnat, si ce pen- 18. A cet effet, le nombre de pensionnaisionnat est en régie ou en entreprise, et quel res que peut recevoir le lycée ou le collége est le résultat économique de son administra- sera constaté par le préfet, sur le rapport du tion.

proviseur ou du principal; et le proces-verbal Le conseil de l'Université donnerà préala- en sera transmis au grand-maître de l'Univerblement son avis, conformément à notre dé- sité. cret du 4 juin 1809.

19. Les chefs d'institution et les maîtres de 13. Les comptes des dépenses des colléges pension ne pourront, en conséquence, requi seront à la charge des communes seront cevoir des élèves à demeure au-dessus de rendus, chaque année, par le principal à un l'âge de neuf ans, que dans le cas où le probureau composé du maire, président, d'un viseur ou le principal déclarerait que le nommembre du conseil de l'académie ou autre bre d'élèves déterminé par l'article ci-dessus délégué du reeteur, de deux membres du

est au complet, et que l'élève serait porconseil de département ou d'arrondissement, teur de cette déclaration. et de deux membres du conseil municipal. 20. Les articles ci-dessus seront applicables

Ces quatre derniers seront désignés, cha- aux nouveaux lycées, à compter du commen, que année, par le préfet.

cement de l'année scolaire qui en suivra l'é14. A compter du jer janvier 1812, les tablissement élèves pensionnaires des colléges porteront 21. A compter de la prochaine rentrée des un habit bleu, dont la forme sera déterminée

classes, tous les élèves reçus dans les institupar le grand-maître.

tions et les pensions porteront l'habit d'uniTITRE III. Institutions et pensions.

forme des lycées, à peine de clôture des éta

blissemens. Les inspecteurs feront les visites s jer. Des institutions.

nécessaires pour s'assurer de l'observation

de cette discipline. 15. Les institutions placées dans les villes 22. Dans les villes où il y a lycée ou collége, qui n'ont ni lycées ni colléges ne pourront

les élèves des institutions et pensions, auélever l'enseignement au-dessus des colléges dessus de l'âge de dix ans, seront conduits d'humanités.

par un maître aux classes des lycées ou colléges. 18.

.

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