Essai sur la liberté considérée comme principe et fin de l'activité humaine

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Librairie d'Amyot, 1847 - Liberty - 340 pages

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Page 261 - De façon que cette indifférence que je sens lorsque je ne suis point emporté vers un côté plutôt que vers un autre par le poids d'aucune raison, est le plus bas degré de la liberté et fait plutôt paraître un défaut dans la connaissance qu'une perfection dans la volonté; car si je connaissais toujours clairement ce qui est vrai et ce qui est bon, je ne serais jamais en peine de délibérer quel jugement et quel choix je devrais faire ; et ainsi je serais entièrement libre sans jamais...
Page 295 - C'est elle qui tend à faire tomber les barrières que des préjugés et des vues intéressées de toute sorte ont élevées entre les hommes , et à faire envisager l'humanité dans son ensemble, sans distinction de religion, de nation, de couleur, comme une grande famille de frères, comme un corps unique , marchant vers un seul et même but, le libre développement des forces morales. Ce but est le but final, le but suprême de la sociabilité , et en même temps la direction imposée à l'homme...
Page 302 - Where the mass was little enlightened or refined, and terrors for life or property were highly excited, malefactors have ever been treated severely. But when order is generally triumphant, and reason allowed sway, men begin to see the true case of criminals — namely, that while one large department are victims of erroneous social conditions, another are brought to error by tendencies which they are only unfortunate in having inherited from nature.
Page 274 - ... ni dans l'ordre de la nature , ni dans l'ordre de la société. Ce qui réussit aux unes perd les autres ; les qualités leur nuisent quelquefois , quelquefois les défauts leur servent; tantôt elles sont tout, tantôt elles ne sont rien. Leur destinée -ressemble , à quelques égards, à celle des affranchis chez les empereurs ; si elles veulent acquérir de l'ascendant...
Page 274 - ... dans l'état actuel, elles ne sont, pour la plupart, ni dans l'ordre de la nature, ni dans l'ordre de la société. Ce qui réussit aux unes perd les autres; les qualités leur nuisent quelquefois, quelquefois les défauts leur servent; tantôt elles sont tout, tantôt elles ne sont rien. Leur destinée ressemble, à quelques égards, à celle des affranchis...
Page 292 - Etat ; quand le salaire, qui n'est que l'esclavage prolongé, se sera émancipé à l'aide de l'égalité établie entre le producteur et le consommateur ; quand les divers pays prenant les mœurs les uns des autres, abandonnant les préjugés nationaux, les vieilles idées de suprématie ou de conquête, tendront à l'unité des peuples; par quel moyen ferez-vous...
Page 291 - Quand la vapeur sera perfectionnée, quand, unie au télégraphe et aux chemins de fer, elle aura fait disparaître les distances, ce ne seront plus seulement les marchandises qui voyageront, mais encore les idées rendues à l'usage de leurs ailes. Quand les barrières fiscales et commerciales auront été abolies entre les divers...
Page 279 - Nous avons pensé attacher plus ferme le nœud de nos mariages, pour avoir osté tout moyen de les dissouldre; mais d'autant s'est desprins et relasché le nœud de la volonté et de l'affection, que celuy de la contraincte s'est estrecy : et, au rebours, ce qui teint les mariages, à Rome, si long...
Page 255 - Et lorsque mon corps a besoin de boire ou de manger, je connaîtrais simplement cela même, sans en être averti par des sentiments confus de faim et de soif ; car en effet tous ces sentiments de faim, de soif, de douleur, etc., ne sont autre chose que de certaines façons confuses de penser, qui proviennent et dépendent de l'union et comme du mélange de l'esprit avec le corps.
Page 272 - L'homme a accumulé contre sa compagne tout ce qu'il a pu imaginer de duretés et d'incapacités. Il en a fait une captive; il l'a couverte d'un voile et cachée à l'endroit le plus secret de sa maison, comme une divinité malfaisante ou une esclave suspecte ; il lui a raccourci les pieds dès l'enfance, afin de la rendre incapable de marcher et de porter son cœur où elle voudrait ; il l'a attachée aux travaux les plus pénibles comme une servante ; il lui a refusé l'instruction et les plaisirs...

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