Essai sur les mœurs et l'esprit des nations, Volume 1; Volume 7

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Treuttel et Würtz, 1835 - World history
 

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Page 146 - Vingt jargons barbares succèdent à cette belle langue latine qu'on parlait du fond de l'illyrie au mont Atlas. Au lieu de ces sages lois qui gouvernaient la moitié de notre hémisphère, on ne trouve plus que des coutumes sauvages. Les cirques, les amphithéâtres élevés dans toutes les provinces sont changés en masures couvertes de paille. Ces grands chemins si beaux, si solides, établis du pied du Capitule, jusqu'au mont Taurus, sont couverts d'eaux croupissantes.
Page 146 - Lorsqu'on passe de l'histoire de l'empire romain à celle des peuples qui l'ont déchiré dans l'Occident, on ressemble à un voyageur qui, au sortir d'une ville superbe, se trouve dans des déserts couverts de ronces. Vingt jargons barbares succèdent à cette belle langue latine qu'on parlait du fond de l'illyrie au mont Atlas.
Page 428 - Ces premiers pontifes, en ne se mêlant des querelles temporelles que pour les apaiser, en avertissant les rois et les peuples de leurs devoirs , en reprenant leurs crimes , en réservant les excommunications pour les grands attentats, auraient toujours été regardés comme des images de Dieu sur la terre...
Page 32 - Il ne dit point, ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fît; mais, Fais aux autres ce que tu veux qu'on te fajje.
Page 146 - L'entendement humain s'abrutit dans les superstitions les plus lâches et les plus insensées. Ces superstitions sont portées au point que des moines deviennent seigneurs et princes ; ils ont des esclaves, et ces esclaves n'osent pas même se plaindre. L'Europe entière croupit dans cet avilissement jusqu'au xvIe siècle et n'en sort que par des convulsions terribles, (xI, 246).
Page 428 - L'intérêt du genre humain demande un frein qui retienne les souverains, et qui mette à couvert la vie des peuples : ce frein de la Religion aurait pu être, par une convention universelle, dans la main des Papes.
Page 224 - L'histoire des grands événements de ce monde n'est guère que l'histoire des crimes. Il n'est point de siècle que l'ambition des séculiers et des ecclésiastiques n'ait rempli d'horreurs. A peine Charlemagne est-il au tombeau qu'une guerre civile désole sa famille et l'empire.
Page 83 - Leur gloire est de mettre à feu et à sang les petites villes dont ils peuvent s'emparer. Ils égorgent les vieillards et les enfants; ils ne réservent que les filles nubiles : ils assassinent leurs maîtres quand ils sont esclaves ; ils ne savent jamais pardonner quand ils sont vainqueurs : ils sont les ennemis du genre humain. Nulle politesse, nulle science, nul art perfectionné dans aucun temps , chez cette nation atroce.
Page 77 - Dieu ; il n'était point du nombre des idolâtres. » ll est à croire que Mahomet, comme tous les enthousiastes, violemment frappé de ses idées, les débita d'abord de bonne foi, les fortifia par des rêveries, se trompa lui-même en trompant les autres, et appuya enfin, par des fourberies nécessaires, une doctrine qu'il croyait bonne.
Page 291 - Il n'y avait réellement plus d'Empire ni de droit ni de fait. Les Romains, qui s'étaient -donnés à Charlemagne par acclamation , ne voulaient plus reconnaître des bâtards, des étrangers, à peine maîtres d'une partie de la Germanie.

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