Mémoires de Gaspard de Saulx-Tavannes: Mémoires de Boyvin du Villars

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Page 364 - Princes les vint approcher ; et ayant l'armée de Monsieur outrepassé Limoges, les capitaines furent d'advis de suivre les ennemis le plus diligemment que faire se pourroit, et demanderent de porter avec eux pour un jour de pain, et ce, pour, s'ils trouvoient les ennemis en lieu si advantageux que promptement on ne les peust combattre, ils eussent quelque temps pour en chercher les moyens , ou bien s'ils faisoient...
Page 365 - Fiour, qu'il estoit raisonnable que les gens de pied repassassent dedans le camp , à fin de pouvoir combattre avec l'armée et leurs gens de cheval. Ledict sieur comte dit qu'il luy sembloit n'estre pas fort honneste d'abandonner le logis , mesmes que son bagage estoit encore dedans.
Page 101 - Tavannes prend l'occasion de voir son pere ; arrivé avec vingt chevaux d'Espagne et d'Italie , d'abordée ses gens indiscrets deslogent les chevaux du vieillard , qui depuis, en l'absence de son fils, couppe les licols et" les chasse dehors, apprenant aux enfans que la faveur et grandeur de la Cour ne dispense de la reverence paternelle ; et sur la priere qu'il luy fit de luy aider d'argent pour poursuivre sa fortune, luy donne la clef de son cabinet de Dijon, l'admoneste de n'y prendre tout; où...
Page 373 - Ceste cire et ce parchemin auroient plus de force que les anges, estant le mestier des armes le plus difficile des autres. Puisque le temps et les armes esteignent les capitaines , le Roy devroit employer ceux qui luy restent, pour escrire exactement ce qu'ils sçavent de la guerre, pour servir de precepte à ses heritiers ; enclorre ces memoires dans ses cabinets , à ce que par la longue paix l'aguerriment ne se perdist , et que par iceluy les estrangers n'obtinssent l'advantage par exercice que...
Page 69 - Bretagne, à cause de sa mere; les enfans des Vallois succedent; la Bretagne appartient à Marie d'A.ustriche, sortie d'Elisabeth, fille aisnée de Henry de Vallois, et ne peuvent les roys infeoder ny joindre à leurs coronnes ce qui appartient aux souverains. Le royaume de Naples et le duché de Milan appartient droittement au roy de France, par l'adoption que Jeanne...
Page 167 - ... quatriesme, j'y conduits avec quatre cens chevaux trois cens harquebusiers sur la contrescarpe : les ayant laissez, ils se rompent par leurs fautes au premier bruit; j'attire toute l'armée du Roy sur mes bras. Je me perdis pour sauver les miens : ceux que j'avois ordonné pour faire la retraicte s'estonnent ; je fis ferme, et soustins avec vingt chevaux pendant que tout se retiroit : voulant charger les plus importuns, mon cheval glisse et tombe sur le pavé du faux-bourg; je fus abandonné...
Page 315 - ... en avoit cinq ou six en une courtine , il faudroit que le canon rencontrast de couper tous les piliers pour faire breche, qu'ils seroient contraints de faire fort longue.
Page 36 - Bourgongne qui porterent la foy à la France. Le naturel des Français meslez des Gaulois, Bourguignons , Goths et Romains, est diversifié, selon qu'ils sont sortis des Levantins, Occidentaux et Septentrionaux : par l'arrivée de ces nations, mariage et alliance des uns avec les autres, leur posterité s'est temperée, profitant de la valeur des uns et de l'esprit des autres.
Page 104 - Les gendarmes se glissent dans les hosteleries, .s'assemblent en un logis où le sieur de Jarnac avoit coulé des armes , lequel prie ceux de la ville de laisser entrer la garnison : sur leur refus, le sieur de Tavannes sort en la rue avec cent cuiraces, monstre qu'il estoit dedans sans leur sceu : à...
Page 533 - Celuy, lors qu'il y aura alarme , soit en campant ou en marchant , qui faudra à se rendre à son enseigne, sera puni à l'arbitrage du capitaine ou du coronel. Les capitaines de gendarmerie , cavalerie ou fanterie, ne recevront en leurs compagnies les soldats partis d'une autre, s'ils ne font apparoir du congé de leur capitaine, et sans lequel nul ne le pourra abandonner, sur peine arbitraire de la part du general. Que nul ne soit si osé de crier ou tirer apres que la garde sera assise, sur peine...

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