Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc].

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Page 18 - Ces poèmes sans prix, où son illustre main D'un pinceau sans pareil a peint l'esprit romain, Rendront de leurs beautés votre oreille idolâtre Et sont aujourd'hui l'âme et l'amour du théâtre.
Page 306 - Oui, mais j'ai mes raisons qui bornent mon sommeil.' Je me vois , Ladislas , au déclin de ma vie ; Et sachant que la mort l'aura bientôt ravie , Je dérobe au sommeil, image de la mort, Ce que je puis du temps qu'elle laisse à mon sort. Près du terme fatal prescrit par la nature, Et qui me fait du pied toucher ma sépulture, De ces derniers instants dont il presse le cours , Ce que j'ôte à mes nuits , je l'ajoute à mes jours. Sur mon couchant enfin , ma débile paupière Me ménage avec soin...
Page 76 - Seront puissants au ciel comme on le croit en terre , Et s'ils vous sauveront de la juste fureur D'un Dieu dont la créance y passe pour erreur : Et lors ces malheureux, ces opprobres des villes. Ces femmes , ces enfants et ces gens inutiles , Les sectateurs enfin de ce crucifié, Vous diront si sans cause ils l'ont déifié.
Page 239 - Leur cours vient d'une source à ne tarir jamais) L'infant, de cet hymen espérant le succès Et de peur de soupçon arrivant sans escorte, A peine eut mis le pied sur le seuil de la porte Qu'il sent, pour tout accueil, une barbare main De trois coups de poignard lui traverser le sein.
Page 234 - Est-ce vous , Ladislas , Dont la couleur éteinte et la vue égarée Ne marquent plus qu'un corps dont l'âme est séparée? En quel lieu , si saisi , si froid et si sanglant, Adressez-vous ce pas incertain et tremblant? Qui vous a si matin tiré de votre couche ? Quel trouble vous possède et vous ferme la bouche ? LADISLAS , se remettant sur sa chaise.
Page 268 - S'il faut qu'à cent rapports ma croyance réponde , Rarement le soleil rend la lumière au monde , Que le premier rayon qu'il répand ici-bas " !N'y découvre quelqu'un de vos assassinats ; Ou du moins on vous tient en si mauvaise estime , Qu'innocent ou coupable on vous charge du crime ; Et que , vous offensant d'un soupçon éternel , Aux bras du sommeil même on vous fait criminel.
Page 258 - II vous en faut pourvoir, s'il vous faut pardonner, Et punir votre crime, ou bien le couronner. L'État vous la souhaite, et le peuple m'enseigne, Voulant que vous viviez, qu'il est las que je règne. La justice est aux rois la reine des vertus, Et me vouloir injuste est ne me vouloir plus.
Page 20 - Y faire des jets d'eau et marquer leurs ombrages ; Et surtout en la toile où vous peignez vos cieux Faire un jour naturel au jugement des yeux ; Au lieu que la couleur m'en semble un peu meurtrie. LE DÉCORATEUR. Le temps nous a manqué plutôt que l'industrie...
Page 63 - J'ignorais de quel feu mon cœur devait brûler; Le démon me dictait quand Dieu voulait parler; Mais, depuis que le soin d'un esprit angélique Me conduit, me redresse et m'apprend ma réplique, J'ai corrigé mon rôle, et le démon confus, 1310 M'en voyant mieux instruit, ne me suggère plus.
Page 251 - Mes larmes vous en sont une preuve assez ample : Mais à l'État enfin je dois ce grand exemple, A ma propre vertu ce généreux effort, Cette grande victime à votre frère mort. J'ai craint de prononcer autant que vous d'entendre L'arrêt que mon devoir me commandoit de rendre.

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