Le magasin pittoresque, Volume 28

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Jouvet & cie., 1860 - France

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Popular passages

Page 158 - Entre toutes les différentes expressions qui peuvent rendre une seule de nos pensées, il n'y en a qu'une qui soit la bonne. On ne la rencontre pas toujours en parlant ou en écrivant ; il est vrai néanmoins qu'elle existe, que tout ce qui ne l'est point est faible, et ne satisfait point un homme d'esprit qui veut se faire entendre.
Page 269 - ... dépouillé! Chère Juliette, que notre amitié se resserre, que ce ne soit plus simplement des services généreux qui sont tous venus de vous, mais une correspondance suivie, un besoin réciproque de se confier ses pensées, une vie ensemble. Chère Juliette, c'est vous qui me ferez revenir à Paris, car vous serez toujours une personne toute-puissante, et nous nous verrons tous les jours et, comme vous êtes plus jeune que moi, vous me fermerez les yeux, et mes enfants seront vos amis. Ma...
Page 269 - ... pour moi; je n'avais point lieu de m'y attendre, parce que je sais combien je suis silencieux, maussade et triste. Il faut qu'avec votre tact infini vous ayez bien compris tout le bien que vous pouviez me faire.
Page 359 - Il ya dans l'art un point de perfection, comme de bonté ou de maturité dans la nature : celui qui le sent et qui l'aime a le goût parfait ; celui qui ne le sent pas, et qui aime en deçà ou au delà, a le goût défectueux. Il ya donc un bon et un mauvais goût, et l'on dispute des goûts avec fondement.
Page 347 - C'est pourquoi, tout en ressentant pour les détresses matérielles du peuple une profonde sympathie, j'ai été surtout touché et préoccupé de ses détresses morales, tenant pour certain que, plus il se guérirait de cellesci, plus il lutterait efficacement contre celles-là, et que, pour améliorer la condition des hommes, c'est d'abord leur âme qu'il faut épurer, affermir et éclairer.
Page 129 - N'êtes-vous pas souris ? Parlez sans fiction. Oui, vous l'êtes ; ou bien je ne suis pas belette. Pardonnez-moi, dit la pauvrette, Ce n'est pas ma profession. Moi, souris ! des méchants vous ont dit ces nouvelles. Grâce à l'auteur de l'univers, Je suis oiseau ; voyez mes ailes : Vive la gent qui fend les airs ! Sa raison plut, et sembla bonne.
Page 81 - Douce et vaillante bête, dès que l'homme a posé la main sur son cou pour empoigner ses crins, son œil s'allume, et l'on voit courir un frisson dans ses jarrets. Une fois en selle et la bride haute, l'homme n'a pas besoin de lui faire sentir l'éperon. Elle secoue la tête un moment, fait résonner le cuivre ou l'argent de son harnais ; son cou se renverse en arrière et se renfle en un pli superbe, puis la voilà qui s'enlève, emportant son cavalier avec ses grands mouvements de corps qu'on...
Page 192 - J'ai fait copier et colorier cette curieuse série ethnographique. Je ne m'attendais certainement pas , en arrivant à Biban-el-Molouk, d'y trouver des sculptures qui pourront servir de vignettes à l'histoire des habitants primitifs de l'Europe, si on a jamais le courage de l'entreprendre. Leur vue a toutefois quelque chose de flatteur et de consolant., puisqu'elle nous fait bien apprécier le chemin que nous avons parcouru depuis.
Page 192 - Asiatiques ; 3° les habitants propres de l'Afrique, les nègres ; 4° enfin (et j'ai honte de le dire, puisque notre race est la dernière et la plus sauvage de la série) les Européens qui, à ces époques reculées, il faut être juste, ne faisaient pas une trop belle figure dans ce monde. Il faut entendre ici tous les peuples de race blonde et à peau blanche, habitant non seulement l'Europe, mais encore l'Asie, leur point de départ.
Page 358 - Quand je parlerais toutes les langues des hommes et le langage des anges, si je n'ai point la charité, je ne suis que comme un airain sonnant, et une cymbale retentissante.

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