Histoire comparée des systèmes de philosophie: relativement aux principes des connaisances humaines, Volume 1

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Page xviii - C univers, l'homme, ces trois grands objets de toute doctrine philosophique, il faut examiner, avant tout, en vertu de quel titre l'homme décide sur quelque chose. Nous avons donc cru reconnaître que les systèmes relatifs aux principes des connaissances humaines ont déterminé constamment , et d'une manière presque infaillible, les caractères dominans et les destinées principales de chaque doctrine phi losophiquo, parce que ces systèmes renfermaient, si l'on peut dire ainsi, la législation...
Page 349 - Or, c'est du système moral , formé par ce double rapport à soi-même et à ses semblables, que naît l'impulsion de la conscience. Connaître le bien , ce n'est pas l'aimer ; l'homme n'en a pas la connaissance innée : mais sitôt que la raison le lui fait connaître , sa conscience le porte à l'aimer ; c'est ce sentiment qui est inné.
Page 5 - ... souvent aussi enveloppée, et même affaiblie, mutilée, corrompue par des additions qui la gâtent ou la rendent moins utile. En faisant remarquer ces traces de la vérité dans les Anciens, ou, pour parler plus généralement, dans les antérieurs, on tirerait l'or de la boue, le diamant de sa mine, et la lumière des ténèbres; et ce serait en effet perennnis quaedam Philosophia.
Page 365 - Le motif de croire que sur dix millions de boules blanches mêlées avec une noire, ce ne sera point la noire que je tirerai du premier coup, est de la même nature que le motif de croire que le soleil ne manquera pas de se lever demain, et ces deux opinions ne diffèrent entre elles que par le plus ou le moins de probabilité.
Page 348 - Par la sensation, les objets s'offrent à moi séparés, isolés, tels qu'ils sont dans la nature; par la comparaison, je les remue, je les transporte pour ainsi dire, je les pose l'un sur l'autre pour prononcer sur leur différence ou sur leur similitude , et généralement sur tous leurs rapports. Selon moi la faculté distinctive de l'être actif ou intelligent est de pouvoir donner un sens à ce mot est.
Page 362 - Nous ne connaissons l'âme que par ses facultés ; nous ne connaissons ces facultés que par leurs effets ; ces effets se manifestent par l'intervention du corps ; il est, ou il paraît être l'instrument universel des opérations de l'âme. Ce n'est qu'avec le secours des sens que l'âme acquiert des idées , et celles qui semblent le plus spirituelles , n'en ont pas moins une origine corporelle. Cela est sensible. L'âme ne forme des idées spirituelles , qu'à l'aide des mots qui en sont les signes,...
Page 102 - II faut déduire les règles de « pratique , non d'une suite de raisonnements antérieurs, quelque » probables qu'ils puissent être, mais de l'expérience dirigée par la « raison. Le jugement est une espèce de mémoire qui rassemble et « met en ordre toutes les impressions reçues par les sens : car, avant « que la pensée se produise, les sens ont éprouvé tout ce qui doit la « former; et ce sont eux qui en font parvenir les matériaux à l'en
Page 353 - La réflexion, dit-il ailleurs, en partant des idées directes, peut suivre deux routes différentes : ou elle compare les qualités des corps , et alors, d'abstractions en abstractions, elle arrive aux notions les plus simples, celles de quantités; ou bien elle se reporte sur les opérations mêmes qui ont servi à la formation des idées, et remonte ainsi aux éléments de la métaphysique. Ces deux sciences, la géométrie et la métaphysique, quoique analogues entre elles, sont donc les deux...
Page 356 - Ainsi ce n'est pas sans raison que les mathématiciens regardent les définitions comme des principes , puisque •dans les sciences où le raisonnement a la meilleure part , c'est sur des définitions nettes et exactes que la plupart de nos connaissances sont appuyées.
Page 352 - D'ailleurs, comme nous l'avons déjà fait sentir au sujet de la Logique, la plupart des sciences qu'on regarde comme renfermant les principes de toutes les autres, et qui doivent par cette raison occuper les premières places dans l'ordre encyclopédique, n'observent pas le même rang dans l'ordre généalogique des idées, parce qu'elles n'ont pas été inventées les premières.

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