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prehend a great variety of subjects, and are generally of a lively and familiar style. It is therefore calculated to keep up the interest of the student, and enable him to read with facility other French books in which he may not find

any

assistance. Though designed for the use of schools, it has been borne in mind that many of the learners of French are adults ; and therefore while the book is adapted to the capacity of youthful students, it will also be found acceptable to those of more advanced age.

The Dictionary at the end, in which the meaning of every word contained in the book is given, will be appre- . ciated by all whose experience has made them familiar with the discouraging labor and loss of time occasioned by the transition from a reading-book to a separate dictionary, in the early stages of learning a foreign language. That this cause alone has driven many persons from their resolution of learning French, is a fact well known to teachers.

By placing the explanatory words at the end of the book, instead of putting them at the foot of the page, the learners will also derive considerable benefit. They will be pleased with a book, in which the pages are not disfigured; they will have time for reflection, and scope for exerting their ingenuity; and these exertions will often bo rewarded by discoveries the most animating, because made by themselves.

In this American edition the work has been carefully revised; and the division of the Dictionary into two parts ~a serious inconvenience, caused by additions to the text

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of the earlier English editions-has been reinedied by inserting all the words in their order under one alphabet. Great pains have also been taken to ensure typographical accuracy.

Thus improved, it is presented to the public, in the hope and belief that it will be found an agreeable and val. able assistant in obtaining the key to a literature second to none in Europe, and one which numbers among its contributors men who would do honor to any age or country.

Now-York, December, 1846.

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INTRODUCTION

A LA

LANGUE FRANÇAISE.

F Ꭱ Ꭺ .

LE RENARD DUPÉ.

Un renard affamé aperçut une poule qui ramassait des vers au pied d'un arbre: il allait se jeter sur elle, quand il entendit le bruit d'un tambour suspendu à l'arbre, et que les branches, agitées par la violence du vent, faisaient mouvoir. “ Oh! oh!” dit maître renard, levant la tête, “ êtes-vous là! Je suis à vous tout à l'heure. Qui que vous soyez, par le bruit que vous faites, vous devez avoir plus de chair qu'une poule ; c'est un repas très ordinaire ; j'en ai tant mangé que j'en suis dégoûté depuis longtemps ; vous me dédommagerez des mauvais repas que j'ai faits ; je vous trouve très à propos." Ayant dit cela, il grimpe sur l'arbre et la poule s'enfuit, très aise d'avoir échappé à un danger aussi imminent. Le renard affamé saisit sa proie, et travaille des griffes et des dents : mais quelle fut sa surprise, quand il vit que le tambour était creux et vide, qu'il ne trouvait que de l'air au lieu de chair. Poussant un profond soupir :

Malheureux que je suis !" s'écna-t-il, “quel morceau délicat j'ai perdu pour de l'air, du vide et du bruit !" L'homme prudent ne doit pas quitter la réalité pour

des apparences. Ce qui fait le plus de bruit, n'est pas toujouru le plus solide, ni le plus avantageux.

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LA JEUNE MOUCHE.

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Une jeune mouche était avec sa mère, sur le mur d'une cheminée, assez près d'une marmite, où l'on faisait cuire un potage.

La vieille mouche qui avait des affaires ailleurs, dit à sa fille en s'envolant: “Reste où tu es, mon enfant; ne quitte pas ta place jusqu'à mon retour."-"Pourquoi donc, maman ?" demanda la petite.—“ Parce que j'ai peur que lu ne t'approches trop près de cette source bouillonnante.” (C'est la marmite qu'elle appelait ainsi.) « Et d'où vient que je ne dois pas m'en approcher ?”—“ Parce que tu tomberais dedans, et t'y noierais."-"Et pourquoi y tomberais-je ?”—“ Je ne saurais t'en dire la raison ; mais crois-en mon expérience! Chaque fois qu'une mouche s'est avisée de voler sur une de ces sources, d'où s'exhalent tant de vapeurs, j'ai toujours vu qu'elle y tombait sans jamais en remonter.”

La mère crut en avoir assez dit, et s'envola. Mais la petite se moquant de ses avis, se disait à elle-même : “ Les gens âgés sont toujours trop soucieux. Pourquoi vouloir me priver du plaisir innocent de voltiger un peu sur cette source fumante ? N'ai-je pas des ailes, et ne suis-je point assez prudente pour éviter les accidents ? Enfin, maman, vous avez beau dire, et m'alléguer votre expérience, je m'amuserai à voltiger un peu autour de la source ; et je voudrais bien savoir qui m'y ferait descendre."

Elle s'envole en disant cela ; mais à peine fut-elle audessus de la marmite, qu'étourdie par la vapeur qui en montait, elle s'y laissa tomber. Avant d'expirer, elle eut encore le temps de prononcer ces mots : “ Malheureux les enfants qui n'écoutent point les avis de leurs parents

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LES DEUX VOISINS. I. Deux hommes étaient voisins, et chacun d'eux avait une femme et plusieurs petits enfants, et son sou travaiło pour les faire vivre.

Sear

sinale

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