Étemens d'idéologie

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Page 23 - J'en appelle à l'expérience de tous les hommes, et surtout de ceux qui sont délicats et mobiles. 'L'état joyeux causé par une bonne nouvelle, ou par quelques verres de vin, n'est-il pas le même? Y at-il de la différence entre l'agitation de la fièvre et celle de l'inquiétude ? Ne confond-on pas aisément la langueur du mal d'estomac et celle de l'affliction ? Pour moi, je sais qu'il m'est arrivé souvent de ne pouvoir discerner si le sentiment pénible que j'éprouvais était l'effet des...
Page 324 - Il suit de ce qui précède , non pas que nous ue pouvons pas avoir d'idées sans signes , car il est bien évident que l'idée doit précéder le signe institué pour la représenter ; mais qu'à mesure que nous faisons de nouvelles combinaisons de nos idées , le nombre de nos signes augmente , et que , plus ils expriment de nuances délicates , plus nos analyses deviennent fines et parfaites.
Page 164 - II dit dans vingt endroits, et nommément dans ceux, que je viens de citer : Les facultés de l'âme naissent successivement de la sensation. Elles ne sont que la sensation qui se transforme pour devenir chacune d'elles.
Page x - On n'a qu'une connaissance incomplète d'un animal, si l'on ne connaît pas ses facultés intellectuelles. L'idéologie est une partie de la zoologie, et c'est surtout dans l'homme que cette partie est importante et mérite d'être approfondie...
Page 223 - ... attention , qu'il lui donne une notion de ce qui se passe en lui ; il répète ce cri avec l'intention de se faire entendre ; bientôt il en fait d'autres qui ont une autre expression ; il s'applique à varier ces expressions , à les rendre plus distinctes , plus circonstanciées , plus déterminantes ; il modifie ces cris par des articulations ; ils deviennent des mots auxquels il fait subir diverses altérations pour indiquer leurs rapports ; il en forme des phrases dont la tournure varie...
Page 224 - Nous l'avons déjà dit , les mots dont nous nous servons sont les signes de nos idées ; leur réunion forme une langue : et toutes les nations connues ont un langage de ce genre, c'est-à-dire une langue parlée. Cela prouve que les hommes ont senti unanimement que de tous leurs moyens de communication avec leurs semblables , l'organe de la voix est celui qui leur fournit le plus de ressources pour exprimer ce qui se passe en eux , et que dans les autres l'organe de l'ouïe est celui qui leur offre...
Page 165 - Sentir est un phénomène de notre organisation , quelle qu'en soit la cause ; et penser n'est rien que sentir. Ce que nous appelons la faculté de penser, la pensée , n'est autre chose que la faculté de sentir , la sensibilité prise dans le sens le plus étendu. Toutes nos idées , toutes nos perceptions sont des choses que nous sentons , c'est-à-dire , des sensations , auxquelles nous donnons différons noms, suivant leurs différens effets et leurs différens caractères.
Page 112 - En un mot , quand un être organisé de manière à vouloir >et à agir sent en lui une volonté et une action , et en même tems une résistance à cette action voulue et sentie , il est assuré de son existence et de l'existence de quelque chose qui n'est pas lui...
Page 15 - ... l'origine. Ce partage entre ces deux mots est mal vu , sans doute ; il n'est fondé que sur les idées fausses qu'on s'était faites de la faculté de penser avant de l'avoir bien observée, et il a ensuite causé d'autres erreurs. Mais , malgré l'obscurité que ce mauvais emploi des mots répand sur notre sujet, il est clair, quand on y réfléchit ? que penser c'est avoir des perceptions ou des idées ; que nos perceptions ou nos idées ("je ferai toujours ces deux mots absolument synonymes...
Page 22 - C'est bien là encore une sensation. Elle n'a point de nom , mais elle était bien essentielle à remarquer. Nous l'appellerons la sensation de mouvement. Knfin , il ya encore d'autres. effets de la sensibilité, auxquels on donne communément plutôt le nom de sentiment que celui de sensation, et qui pourtant sont bien des résultats de l'état de nos nerfs , fort analogues à tous ceux dont nous venons de faire mention; telles sont les impressions que nous éprouvons quand nous nous sentons fatigués...

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