Paul et Virginie,

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Chez J.P. Roux et Compagnie, Imprimeurs-Libraires, associés., 1792 - French literature - 143 pages
 

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Page 26 - Se sentant soulagée par la fraîcheur de ces feuilles, elle rompit une branche de bambou, et se mit en marche, en s'appuyant d'une main sur ce roseau et de l'autre sur son frère. Ils...
Page 118 - Tout l'équipage désespérant alors de son salut, se précipitait en foule à la mer, sur des vergues, des planches, des cages à poules, des tables et des tonneaux. On vit alors un objet digne d'une éternelle pitié : une jeune demoiselle parut dans la galerie de la poupe du Saint-Géran, tendant les bras vers celui qui faisait tant d'efforts pour la joindre.
Page 24 - Avec l'angle d'une pierre il fit un petit trou sur une branche d'arbre bien sèche, qu'il assujettit sous ses pieds; puis, avec le tranchant de cette pierre, il fit une pointe à un autre morceau de branche également sèche, mais d'une espèce de bois différent.
Page 21 - En même temps elle lui montra son corps sillonné de cicatrices profondes* par les coups de fouet qu'elle en avait reçus.
Page 41 - ... de ces instruments de l'agriculture, les productions qui en étaient les fruits, des sacs de riz, des gerbes de blé et des régimes de bananes. La délicatesse s'y joignait toujours à l'abondance.
Page 42 - ... sentiment de confiance dans le pouvoir suprême les remplissait de consolation pour le passé, de courage pour le présent, et d'espérance pour l'avenir. Voilà comme ces femmes, forcées par le malheur de rentrer dans la nature, avaient développé en elles-mêmes et dans leurs enfants ces sentiments que donne la nature, pour nous empêcher de tomber dans le malheur.
Page 23 - Oh ! non, mon ami, reprit Virginie, il m'a fait trop de peur. Souviens-toi de ce que dit quelquefois maman : Le pain du méchant remplit la bouche de gravier. — Comment feronsnous donc? dit Paul; ces arbres ne produisent que de mauvais fruits ; il n'ya pas seulement ici un tamarin ou un citron pour te rafraîchir. — Dieu aura pitié de nous, reprit Virginie ; il exauce la voix des petits oiseaux qui lui demandent de la nourriture.
Page 40 - Combien de fois, à l'ombre de ces rochers, ai-je partagé avec elles vos repas champêtres, qui n'avaient coûté la vie à aucun animal ! Des calebasses pleines de lait, des œufs frais , des gâteaux de riz sur des feuilles de bananier, des corbeilles chargées de patates , de mangues , d'oranges, de grenades, de bananes, d'attes, d'ananas, offraient à la fois les mets les plus sains, les couleurs les plus gaies et les sucs les plus agréables.
Page 26 - Cependant Virginie, s'étant un peu reposée, cueillit sur le tronc d'un vieux arbre, penché sur le bord de la rivière, de longues feuilles de scolopendre qui pendaient de son tronc.
Page 23 - Comme ils regardaient de côté et d'autre s'ils ne trouveraient pas quelque nourriture plus -® solide, Virginie aperçut , parmi les arbres de la forêt, un jeune palmiste. Le chou que la cime de cet arbre renferme au milieu de ses feuilles est un fort bon manger ; mais quoique sa tige ne fût pas plus grosse que la jambe, elle avait plus de soixante pieds de hauteur.

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