Traité de l'imagination: deuxième livre de la Recherche de la vérité

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Garnier Frères, 1886 - Knowledge, Theory of - 65 pages
 

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Page 154 - On voit dans tout son livre un caractère d'original qui plaît infiniment : tout copiste qu'il est, il ne sent point son copiste; et son imagination forte et hardie donne toujours le tour d'original aux choses qu'il copie.
Page 21 - Dès que l'âme reçoit quelques nouvelles idées, il s'imprime dans le cerveau de nouvelles traces ; et dès que les objets produisent de nouvelles traces, l'âme reçoit de nouvelles idées. Ce n'est pas qu'elle considère ces traces, puisqu'elle n'en a aucune connaissance, ni que ces traces renferment ces idées, puisqu'elles n'y ont aucun rapport; ni enfin qu'elle reçoive ses idées de ces traces, car, comme nous...
Page 96 - Or, aussitôt qu'un esprit est préoccupé, il n'a plus tout à fait ce qu'on appelle le sens commun ; il ne peut plus juger sainement de tout ce qui a quelque rapport au sujet de sa préoccupation ; il en infecte tout ce qu'il pense ; il ne peut même guère s'appliquer à des sujets entièrement éloignés de ceux dont il est préoccupé. Ainsi, un homme entêté d'Aristote, ne peut goûter qu'Aristote ; il veut juger de tout par rapport à Aristote ; ce qui est contraire à ce philosophe lui...
Page 157 - ... imaginaire du sabbat. Voilà donc des sorciers achevés que le pâtre a faits; et ils en feront un jour beaucoup d'autres, si, ayant l'imagination forte et vive, la crainte ne les empêche pas de conter de pareilles histoires. Il s'est trouvé plusieurs fois des sorciers de bonne foi, qui disaient généralement à tout le monde, qu'ils allaient au sabbat; et qui en étaient si persuadés, que quoique plusieurs personnes les veillassent et les assurassent qu'ils n'étaient point sortis du lit,...
Page 147 - ... attirent l'admiration du commun des hommes. Les pédants sont donc vains et fiers, de grande mémoire et de peu de jugement, heureux et forts en citations, malheureux et faibles en raisons; d'une imagination vigoureuse et spacieuse, mais volage et déréglée, et qui ne peut se contenir dans quelque justesse.
Page 96 - ... faux ; il aura toujours quelque passage d'Aristote à la bouche, il le citera en toutes sortes d'occasions, et pour toutes sortes de sujets, pour prouver des choses obscures et que personne ne conçoit, pour prouver aussi des choses très évidente's, et desquelles des enfants même ne pourraient pas douter,' parce qu'Aristote lui est ce que la raison et l'évidence sont aux autres.
Page 155 - Le plus étrange effet de la force de l'imagination est la crainte déréglée de l'apparition des esprits, des sortilèges, des caractères, des charmes des lycanthropes ou loups-garous, et généralement de tout ce qu'on s'imagine dépendre de la puissance du démon. Il n'ya rien de plus terrible ni qui...
Page 28 - ... rapport à l'homme, et par conséquent de beaucoup de choses dont nous parlerons dans la suite. La cause de cette liaison de plusieurs traces, est l'identité du temps auquel elles ont été imprimées dans le cerveau ; car il suffit que plusieurs traces aient été produites dans le même temps, afin qu'elles ne puissent plus se réveiller que toutes ensemble, parce que les esprits animaux trouvant le chemin de toutes les traces qui se sont faites dans le même temps, entr...
Page 156 - Son éloquence naturelle jointe à la disposition où est toute sa famille, pour entendre parler d'un sujet si nouveau et si terrible, doit sans doute produire d'étranges traces dans des imaginations...
Page 48 - Mais ce que je souhaite principalement que l'on remarque , c'est qu'il ya toutes les apparences possibles que les hommes gardent encore aujourd'hui dans leur cerveau des traces et des impressions de leurs premiers parents. Car de même que les animaux produisent leurs semblables et avec des vestiges semblables dans leur cerveau, lesquels sont cause que les animaux de même espèce ont les mêmes sympathies et antipathies, et qu'ils font les...

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