Histoire de saint Gildas de Rhuys

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L. Galles, 1869 - 415 pages
 

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Page 386 - Jésus-Christ, exaucez-nous. Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous. Fils rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Page 224 - Il y continuait ses lectures et ses exercices pieux, lorsqu'il fut attaqué d'une maladie qui ne laissa bientôt aucune espérance de le conserver. Tous les religieux de ce monastère ont été témoins avec quelle grande piété il a fait sa confession de foi, puis celle de ses fautes, avec quelle sainte aspiration vers le ciel il a reçu le viatique des mourans. C'est ainsi que le docteur Pierre a fini ses jours. » L'abbé de Cluny joignit, à cette lettre, une épitaphe qu'il avait faite pour...
Page 94 - Soyez sobres, et veillez; car le démon , votre ennemi , tourne autour de vous comme un lion rugissant, cherchant qui il pourra dévorer.
Page 213 - ... barbare dont la langue m'était inconnue. La vie des moines était affreuse et indomptable. Les portes du monastère n'étaient ornées que de pieds de biche , d'ours , de sanglier. Les moines n'avaient d'autre signal pour se réveiller que le bruit des cors et des chiens de meute aboyans. Les habitans étaient cruels et sans frein. Je ressemblais à celui qui , pour éviter le glaive, se jette dans un précipice, et qui^ pour échapper un moment à la mort, court vers une autre mort. Je n'avais...
Page 212 - ... c'était la pauvreté intolérable qui m'avait forcé de rouvrir mon école. Je ne pouvais me livrer aux rudes travaux de la terre; j'aurais rougi de mendier mon pain : j'eus donc recours à l'art qui m'était connu, et la nécessité me fit substituer à l'œuvre des mains l'office de la langue 2 . Mes disciples vaquaient à la culture des champs, à la construction des cellules ; et, pour qu'aucun soin domestique ne me détournât de l'étude, ils s'occupaient seuls de tout ce qui concernait...
Page 223 - Simple dans sa nourriture comme dans ses vêtemens , il condamnait, par ses discours et par son exemple , non-seulement le superflu , mais ce qui n'est pas d'une nécessité absolue. Il lisait continuellement; il priait souvent; il gardait un silence perpétuel, si ce n'est quand il était forcé de le rompre , dans les conférences ou dans les sermons qu'il faisait à la communauté. Presque tous les jours il offrait le saint sacrifice, depuis que, par mes lettres et par mes sollicitations , je...
Page 60 - Prie pour moi, prie pour moi ; ne te lasse pas de prier, afin que je chante éternellement les miséricordes du Seigneur. » Le lendemain, un pêcheur de Belz lui apporta un saumon, et le Saint, l'ayant fait ouvrir, retrouva dans le poisson le livre de poésies que le vent avait emporté.
Page 59 - Il en fut consterné, et rentré dans sa cellule, il se dit à lui-même : « Je ne mangerai pas une bouchée de pain et je ne boirai pas une goutte d'eau, avant de savoir au juste quelle part Dieu fait à ceux qui ont chanté sur la terre comme les anges chantent dans le ciel.
Page 214 - ... ma damnation n'était pas moins certaine. « Un seigneur puissant, tyran de cette contrée, avait profité de l'extrême licence des moines pour subjuguer l'abbaye. Ses vexations étaient nombreuses et accablantes : il levait des tributs sur les moines comme s'ils avaient été des Juifs. Ces moines, n'ayant plus rien en communauté, me pressaient de les secourir dans leurs nécessités quotidiennes. Car chacun d'eux employait ce qu'il avait d'argent, dans sa bourse particulière , à soutenir...

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