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En voilà ce qu'on ose présenter au public comme une conversation élégante et polie, comme l'écho des entretiens spirituels qui ont lieu en France entre des hommes et des femmes de bon ton! C'est ce ramas de platitudes où les convenances ne sont pas plus respectées que les règles de l'art d'écrire, qu'on ne rougit pas de mettre entre les mains de jeunes élèves et de leur faire apprendre par coeur! Nous avons cité un dialogue presque tout entier, pour échapper au reproche banal d'avoir choisi dans le recueil ce qui prétait le plus le flanc à la critique; le lecteur est à même de juger si nos griefs sont légitimes, ou si en élevant la voix contre une telle profanation de la langue, nous avons cédé à un monyement irréfléchie, à une prévention mal fondée. Le recueil renferme 11 pièces qui ne le cédent en rien à celle que nous avons citée: même esprit, même verve, même grâce, même enjouement. Des commis voyageurs échauffés par des libations copieuses, ne s'expriment pas avec plus de réserve et d'urbanité! On ne sait en vérité dans quelle classe de la société l'auteur a choisi les étranges interlocuteurs qu'il met en scène et qu'il nous offre comme des modèles de convenance et de bon ton.

Tous ceux qui ont vécu en France et qui ont été admis dans les cercles où se réunissent des gens d'un esprit même médiocre, sont unanimes à reconnaître que ce qui y doinine, ce qui s'y réfléchit de mille façons, ce qui donne à ces réunions le monvement et la vie, c'est l'esprit de conversation et de société, l'intelligence vive et déliée des convenances et des ridicules, la délicatesse des pensées et des sentiments, la gråce, le piquant, la politesse achevée du langage. Mme. de Staël l'a dit avec cette originalité d'expression qui la caractérise: „Un entretien aimable, alors méme qu'il porte sur des riens, et que la grâce seule des expressions en fait le charme, cause encore beaucoup de plaisir; on peut l'affirmer sans impertinence, les Français sont seuls capables de ce genre d'entretien. C'est un exercice dangereux, mais piquant, dans lequel il faut se jouer de tous les sujets, comme d'une balle lancée qui doit revenir à temps dans la main du joueur,“

„Les étrangers, quand ils veulent initer les Français, affectent plus d'immoralité et sont plus frivoles qu'eux, de peur que le sérieux ne manque de grâce, et que les sentiments ou les pensées n'aient pas l'acnt parisien.“

Ne dirait-on pas que le spirituel auteur de l'Allemagne a prévu l'époque où le langage de la conversation française deviendrait l'objet d'une plate et maladroite imitation? où des écrivains, instruits peutétre, mais sans mission ancune pour enseigner les finesses de la langue, se poseraient en cicerone prêts à introduire leurs compatriotes dans cette terre promise qu'on apelle les salons de Paris? Si du moins leur style était correct, si l'on y reconnaissait une étude approfondie du français, si les règles les plus simples de la grammaire et de la syntaxe n'étaient pas viloées à chaque instant, on leur pardonnerait de s'abandonner à des illusions qu'il est impossible de partager. Mais comment absoudre du reproche d'ignorance présomtueuse un écrivain qui se respecte assez peu pour se laisser prendre à chaque phrase en flagrant dėlit de barbarisme, de solécisme, et d'incorrection ? Comment excuser des

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son.

fautes aussi grossières que celles qui suivent? P. 6. Est-ce que nous fréquentérons une chambre d'en haut? Restons - nous plutôt en bas. Est-il possible d'avoir douze chaises bourrées? Les cigares sont tels quels. La lumière vient d'éteindre. P. 9. Donnez le ton d'un chan

P. 11. Ils étaient bien heureux que ce jeune-homme là venait la marier. Si toutes les jeunes gens. P. 13. Ent cons le boulingrin. II y a encore assez de places de vacantes. P. Allons – nous plus avant. P. 18. Restons-nous encore ici. P. Prenez - garde d'être passé par dessus. P. 29. Il s'élève de sa chaise. P. Il faut être déjà tard. P. Allons-nous faire un tour. P. 34. Il a dansé avec moi de la soirée. P. 35. Si vous aviez cha udes, mes demoiselles. Vous allez être servis, mes dames. Quand demoiselle Gautier ira (si Mle. G. va) j'irai aussi. P. 37. De la part de qui? Du côté de Mad. S. P. 38. Mesd. B. Nous nous serions endormi sur nos chaises . nous nous serions bien passé de sa compagnie ... Si nous ne nous étions pas a vise d'employer une ruse, il nous aurait accompagné chez nous. P. 39. Quelle belle robe que vous avez! Ils sont quelquefois très - brutals envers les acheteurs. P. 53. Vous mettez en humeur de cela, P. 109. Le cloison de planches aboutit jusqu'à la station. N'est-ce pas ici l'institut de sourds et muets ?

Nous ne pousserons pas plus loin cette revue: elle fatiguerait le lectenr suffisamment édifié, nous le pensons, par les citations qui précèdent. Au surplus nous renvoyons les incrédules au livre lui – même qui leur fournira tous les éléments de conviction qui pourraient encore leur manquer. Quant à nous, nous n'avons qu’un voeu à faire: c'est que cette vive reprimande, dictée par le seul désir de nous rendre utile ouvre enfin les yeux de tant de personnes qui, par orgueil national ou par une coupable insouciance, repoussent les avertissements qu'on leur donne et s'obstinent à voir des guides sûrs et infaillibles là où il n'y a qu'ignorance et présomption. T'ubin gue.

Prof. Peschier.

me

M is relle n.

--

1) Zu Schiller's Kampf mit dem Drach en. *)

Şappel I. 41.

Diese Şiftoria ist genommen aus Bosio, und zwar aus seinem andern

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Buche der Historia, die er geschrieben von der Religion der Johanniter-OrdensRitter von Jerusalem. Im Jahre Christi 1343, als Klemens der VI. Pabst zu Rom, und Elio de Villanova, Großmeister der Ritter Sct. Johannis war, da begab sich ein Ding, darüber sich die ganze Welt verwundern muß. Auf der Insel Rhodus, nicht weit von der Sct. Stephanskirche, war ein großer Felsen, unter welchem aus einer sehr großen unterirdischen Höhle ein Fluß herfür strömete. In dieser Höhle sculete damalen ein ungeheures, greuliches und erschreifliches Wunderthier, welches nicht allein in der ganzen Gegend der Insel nach den Osten unerhörten Schaden an Mensden und Viebe, die es mit unglaublicher Grausais keit anfiel, gerisse und verschlunge, verursachete, sondern auch vermittelst seines giftigen Athems die Luft derselben Gegend überal dergestalt vergiftete, daß fich Niemand ohne augenscheinliche Lebensgefahr dahin wagen durfte; dannenhero der Großmeister gemeldten Ritterordens, (welcher damalen sein Verbleiben auf dieser Insel hatte) öffentlich auskundigen ließ, daß sich Niemand, wer es auch sei, unterstehen sollte, an den unsichern Ort zu kommen. Eben dieses hat er gleichfalls den Rittern verboten, und zwar bei Verlust ihres Lebens, oder zum wenigsten, ihres Ordens, dahero der unsichere Ort nicht unbillig den Nahmen mal passo lange Zeit geführet hat.

Zu dieser Zeit war einer unter den Rittern zu Rhodus, Nahmens Deodatus de Geron, von Geburth ein Gasconier, ein junger, frischer und muthiger

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*)

Sr. Trof. Joachim Meyer aus Nürnberg spricht bei Uebersendung dieser Beis
träge die Vermuthung aus, daß Goethe und Schiller den Stoff zu einigen ihrer
Balladen aus Happelii relationes geschöpft, namentlich Goethe zur Braut von Corinth,
und Schiller zum Taucher und zum Kampf mit dem Drachen. Dagegen ist zu
erinnern, daß Schiller nach einem Briefe an Goethe vom 7. Uugust 1797 den Na.
men des Tauchers Pesce-Cola in seiner Quelle nicht gefunden hat, und den Stoff
zum Rampf mit dem Drachen schon längere Zeit aus Niethammer's Ueberseßung
von Bertot's Geschichte des Johanniterordens, wozu er eine Vorrede schrieb, ges
fannt haben muß. Jedenfaus nehmen aber obige Beiträge als variirende formen
von Grundstoffen Schiller'scher Balladen unser Interesse in Anspruch.

V.

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war.

Cavallier. Dieren verbroß es, daß fich unter einer solchen Anzahl tapferer Ritter nicht ein Einziger finden ließe, der sich unterstehen dürfte, diesem Ungeheuer den Ropf zu bieten, um das Land von einer solchen schädlichen Plage zu befreien. Ließ sich demnach, theils durch den Fürwiß, theils auch durch Begierde ihm einer unsterblichen Nahmen zu machen, anspohren, auf eine unerhörte Weise mit dem erschrödlichen Wunderthier, dem giftigen und Aues verschlingenden Drachen, persönlich den Kampf auf Leib und Leben anzugehen, und die Insel von dieser verderblichen Pest gänzlich auf einmahl zu fäubern. Diese Resolution fasste er ro feste, daß er Tag und Nacht weder Schlaf noch Ruhe hatte, bis er zuvor seinen Entschluß zu Werfe gerichtet und glücklich ausgeführet hatte. Weil er aber auch daneben das scharfe Geboth des Großmeisters großen Theile respectirte, ro bemühte er sich dahin, wie er ohne eines einzigen Menschen Wissen und Beis sein, seinen Zwed und Sieg über den Drachen erlangen möchte.

Was erdachte er aber vor eine List, seinem ungeheuren Feinde gewadisen zu sein? Er schlich erstlich ganz leise nach dem Orte, wo der Drache seinen Uufenthalt hatte, hielt sich verborgen und bemerkte zuforderst seine rechte Gestalt und mancherlei Farben, die dann also beschrieben ist. — Der Leib war so groß, als eines großen Pferdes, oder starken Ochsen Rüde, der Hals war lang, rauh, und am Ende ein Kopf wie ein Schlangenkopf, der doch mit langen Ohren, wie ein Maulesel belegt und versehen war. Ein abscheulich großer und weiter Kache war an demselben, der mit den svigigsten Zähnen, als lauter Spießen, versehen

Die Augen waren sehr groß, glänzend und gleichsam Feuer schießend. Er hatte 4 Füße, alle mit großen und spißigen Bärenflauen bereßt. Was ben Schwanz und übrigen Leib anlanget, darin fam er einem Crocodil ziemlich nahe. Ueber und über war der ganze Leib mit einem überaus festen Panzer von undurchdringlichen Schuppen überzogen. Legtlich hatte der Drache 2 große Flügel, aus einer durch richtigen Haut bestehend, sowie die Fledermäuse zu haben pflegen, welche unten mit Blut roth und gelb gespređelt waren, wie dann sonsten der ganze Leib mehrentheils mit diesen beiden Farben bemahlet gewesen.

Seine Schnelligkeit war so groß, daß ihm fein Pferd, und sollte es auch das beste arabische oder perfilde gewesen sein, durch seine Geschwindigkeit hätte entfommen mögen. In seiner Bewegung schien' er zu fliegen und zugleich zu laufen, und wenn er auf den Raub auslief, so machte er mit seinem gewaltigen Schuppengerasfel und großes Geziroh ein solches erschredliches Gelaut, daß man auch weit von ihm fselbe nicht sonder heftiges Entreßen vernehmen fonnte. Das ist die Gestalt und Wesen des Drachen gewesen, von welchem allen sich Deodatus de Goron vor allen Dingen gar genau unterrichtete. Nachdem nun ermeldter Ritter dieses Alles genau betrachtet, erlangte er von dem Großmeister Erlaubniß nach þause zu ziehen, als hätte er in seinen eigenen Geschäften da. selbst etwas zu bestellen. Alsobald läßt er in Gasconien einen Drachen von Papier, mit Werk ausgestopfet, verfertigen, der sich drehen und beugen ließ, wie der rechte Drache, dem er auch in den Farben und allen übrigen Stüden vollkommen gleichete. Er kaufte sich ein muthiges Pferd, das des Streites gewohnet, wie nicht weniger zween Herzhafte große englische Hunde. Seine Diener mußten barauf in den gemachten Drachen friechen und denselben nach seiner Anweisung regieren, daß er nehmlich bald seinen greulichen Rachen aufsperrete, bald den langen Schwanz hin und her schwengete, bald mit den Flügeln schlug, und in Summa alle Bewegungen eines leibhaftigen Drachen vorstellte. Inzwischen sprengte

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Deodatus diesen gemachten Drachen mit seinem muthigen Roffe und eiferigen Hunden zum öftern an, und nachdem sein Pferd, wie auch die Hunde in diesem Spielgefechte über ein halbes Jahr genugsam geübet, daß man sie, wenn sie ihren Feind nur erblidten, mit dem Zügel und Leitriemen kaum vom Streit zurüchalten konnte, da fehrte er endlich wieder nach Rhodus und nahm sein Pferd und abgerichtete Hunde mit sich.

Hieselbst war er faum angelanget, als er sich schon vor brennender Bes gierde, den redyten vor sich zu sehen, und mit demselben den Kampf anzutreten, nicht zu behalten wußte. Legte demnach einen guten Garnisch an, erwählte eine starke Lanze, und gürtet ein tüchtiges Schwerdt an seine Seite, eilete also ber waffnet nach Sct. Stephanskirche, obnweit der Drachenhöhle und nachdem er an diesem heiligen Orte zuforderst seine Andacht verrichtet und dem Allmächtigen sein wichtiges Vorhaben herzlich anbefohlen, gebet er mit seinem Pferde und beiden Hunden nach dem ungebeuren Drachenloche hin.

Doch unterrichtet er vorhero seine Diener, wie sie sich inzwischen verhalten sollten, nehmlich, daß sie sich auf einen nahe gelegenen hohen Felsen begeben, und den Kampf ansehen so Uten. Würde nun der Drache mit dem Leben einbüßen, und Deodatus lebendig davon kommen, so sollten sie ihm, dafern er, welches vermuthlich von dem ausgespiebenen Gifte des Drachen, in eine Ohnmacht verfallen würde, mit ihren bei sich habenden fräftigen Medicamenten und Antidotis augenblidlich besprengen und laben, würde er aber •unterliegen und mit dem Leben bes zahlen, so sollten sie sich nur von Stund an durch die Flucht salviren.

Nach diesem gegebenen Unterricht begab sich dieser unverzagte Held mit ciner unglaublichen Tapfermüthigkeit nach der þöhle des Drachen, und als sich anfange nichts rühren wollte, 'machte er ein lautbares Geräusch seinen Feind gleichsam dadurch zum Kampfe auszufordern, der dann seine schleunige Unfunft durd, das gräßliche Raffeln und Prasseln der stablen harter Schuppen, und sdwins genden Flügel alsobald anmeldeten. Also begab fid Deodatus von Stunde an zur Höhle Heraus auf einen ebenen Plaß, den er ihm zum Kampf auserlesen hatte. Sobald der Drache den Reuter und das Pferd erblicet, eilet er halb fliegend, halb laufend hinzu, in Hoffnung eine gute Beute, seiner Gewohnheit nad anigo zu erhaschen. Das muthige Pferd und die bissige Hunde, als welchen dieses Ungeheuer durch langen Umgang gleichsam befannt war, fallen den Drachen unverzagt an, wo sie ihm nur beifommen konnten. Der Ritter inzwischen wollte seinen Helfern an Tapfermüthigkeit nicht das Geringste nachgeben, schoffe seine Lanze aus allen Kräften auf des Drachen geharnischten Rüden, mit solcher Hoftigfeit, das dieselbe in fleine Stüde zersprunge, und der Ritter schon eines von seinem besten Gewehr beraubet ward. Unterdessen ergriffen die Hunde den Drachen bei seinem Gemächte, zauseten ihn dergestalt herum, daß er sich vor Schmerzen nicht zu behalten wußte, wodurch Deodatus Zeit befam, eine andere Resolution zu fassen; er stieg behende vom Pferde, trat mit seinem Schilde und entblöseten Schwerdte zu Fuß hinzu, und ließ fich nicht abschređen, daß sich der Drache alsobald auf seine hinter Füße in die Höbe richtete, mit dem einen forder Fuß nach dem Schilde, und mit dem andern nach ihm selber griffe um beides vermittelst seiner absdheulichen Klauen in Stüde zu zerbrechen.

Vielmehr bemerkte der Ritter, wo des Drachen Hals am weichesten war, daselbst brachte er ihm mit seinem Schwerdte eine solche Wunde an, daß ein ganzer Strom Blutes daraus zu springen begunte. Das Ungeheuer war durch

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