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with a set-off to their oppression. When he had been too thoughtsul with Hamlet, he „took it out with Falstaff and Sir Toby. Not hat he was habitually mechancholy. He had too healthy a brain for that, and too great animal spirits; but in running the whole circle of thought, he must of necessity have gone through its darkest as well as brightest phases; and the sunshine was welcome in proportion. Shakspeare is the inventor of the phrase „setting the table in a roar« of the memory of Yorick; of the stomach of Falstaff, stuffed as full of wit as of suck. He wakes the night

owl with a catch; „draws three souls out of one weaver; passes the equinoctial of Queubecs (some glorious torrid zone lying beyond three o'clock in the morning) and reminds the unco rigtheous for ever, that virtue, false, or true, is not incompasible with the recreations of „cakes and ale.“

„It is a remarkable proof of the geniality of Shakspeare's jesting, that even its abundance of ideas does not spoil it; for, in comedy, as well, as tragedy, he is the most reflective of writers. I know but of one, that comes near him in this respect and very near him. (Idare to affirm) he does come, though he has none of his poetry, properly so caslled. It is Sterne; in whose, „Tristram Shandys there is not a word without meaning often of the profoundest as well as kindliest sort, The professed fools of Shakspeare are among the wisest of men. They talk Aesop and Salomon in every jest. Yet they amuse as much as they instruct us. The braggart Parlles, whose name signifies words, as though he spoke nothing else, scarcely utters a sentence, that is not rich with ideas; yet his weakness and self-committals hang over them all like a sneaking infection, and hinder our laughter from becoming respectful. The scene in which he is taken blindfold among his old acquaintances, and so led, to vilify their characters under the impression that he is gratifying their enemies, is almost as good as the screen scene in the „School for Seandal

p. 123.

Revue bibliographique. De toutes les illusions auxquelles la candeur de quelques écrivains allemands s'abandonne, une des plus singulières est cette conviction, dans laqnelle leur esprit se repose avec tant de complaisance, qu'il suffit de feuilleter un dictionnaire français pour acquérir une connaissance approsondie de la langue qu'ont parlée Voltaire et Mme. de Sevignė; et qu'après avoir rassemblé péniblement quelques centaines de phrases extraites de divers ouvrages, on n'a plus, pour mettre au jour un livre instructif et agréable, qu'à les coudre ensemble et à clouer en tête une préface pleine de promesses séduisantes. Mais hélas! promettre et tenir sont deux. Il en est de ces annonces emphatiques comme des tableaux qu'on expose à la foire pour allécher les curieux: on se promettait un plaisir, une surprise agréable, on n'achète qu'un désappointement. Au lieu de ces brillants personnages que l'imagination avait rêvės, on n'a devant les yeux que de chétives créatures dont la vue inspire une compassion mêlée de Archiv III.

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dégoût. Sur la foi du titre vous croyez tenir entre vos mains un recueil qui vous initiera aux mystères de la langue française et dont la lecture vous transportera au milieu des salons de Paris; tandis que vous n'avez qu'une compilation lourde et indigeste, où la grammaire est blessée jusqu'au sang et où les nombreuses offenses faites à la syntaxe choqueraient le lecteur le moins expérimenté. Au lieu d'une conversation vive et enjouée, vous ne trouvez que des dialogues sans esprit et sans vervo, où les phrases se suivent mais ne s'enchainent jamais, et dont les interlocuteurs jasant à toit et à travers, s'interpellent sans se répondre, comme pour renouveler le miracle de la tour de Babel. Le lecteur trop crédulo ou incapable de discerner le vrai du faux, s'approprie ce jargon inintelligible, caricature plate et indécente du langage parisien, et ira s'exposer plus tard aux railleries de ses compatriotes qui ont puisé leur connaissance du français à des sources moins suspectes.

En présence d'abus si criants, le silence serait plus qu'une faiblesse; ce serait une véritable lâcheté. De quelque nom que soient signés ces livres empreints d'une ignorance si profonde des règles les plus élémenfaires du style et de la science grammaticale, le devoir des hommes chargés, comme nous le sommes, de maintenir intact le dépôt qui nous a été confié, notre devoir, dis-je, est de montrer les fautes, dont ces ouvrages sont hérissés, de les rendre visibles à tous les yeux et d'appeler l'atfentation du public sur ce fléau littéraire qui sévit incessamment.

Il est temps aussi qu'un journal prenne à coeur les intérêts de quelques milliers d'élèves, qui, sans aucun guide dans le choix de leurs lectures et ballotés d'un livre mal fait à un autre plus mal fait encore, se faussent l'esprit et le goût, et loin de se familiariser avec les beautés de la langue, ne la trouvent que défigurée et rendue méconnaissable, C'est un service à rendre à la jeunesse studieuse que de lui signaler les pièges qu'on tend à sa bonne foi et de lui faire toucher au doigt l'incapacité de ces prétendus maîtres de langue française, qui auraient grand besoin d'apprendre ce qu'ils se flattent de pouvoir enseigner.

Nous allons examiner un de ces ouvrages publiés en Allemagne par des Allemands et dont le but avoué est d'offrir des modèles d'une conversation animée entre des gens d'un esprit fin et cultivé. Il a pour titre: Unterhaltung8freund in französischer Sprache, abgefaßt in einem leichten und launigen Conversationstone, wie er Herren und Damen auf Spaziergängen, Bällen, in Gesellschaften u. s. w., eigen ist 16., 8. Dr. Lohmann, Leba rer der englischen und französischen Spradje in Leipzig, neue wohlfeilere Xusgabe. On nous saura gré de ne pas relever tout ce qu'il y a de plat, de vulgaire, de grossier même dans ces dialogues dont l'auteur n'a jamais mis le pied dans un salon de la bonne compagnie. Notre tâche sera déjà assez pénible de chiffrer et de numéroter toutes les fautes de syntaxe et de grammaire qui hérissent ce manuel de conversation et en rendent parfois le sens indéchiffrable. Si notre critique, qui n'est que juste, a pu paraître hostile, nous sommes sûr que les citations suivantes nous justifieront complétement.

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Une promenade de Messieurs. A. Il est injuste que messieurs tardent à venir '). B. Nous étions convenus de nous attrouper ') à deux heures sonnantes. A. L'horloge du clocher St. Nicolas va sonner. B. Ah, mon ami, voyez! regardez ces jolies filles qui passent; en vérité, cette svelte brunette, c'est une grâce achevée. '). A. Ma foi! la petite blonde nous sourit gracieusement; à présent cette penche “) la tête. B. Je présume que vous êtes d'accord 5) avec elle; en outre ) la petite friponne n'oserait le faire : aussi tombe-t-il d'accord à ?) ce que je viens d'apprendre, savoir que vous êtes un fort puissant ) adorateur des images. A. Je vous demande pardon, qu'entendez-V

-Vous par là? B. Paix! on m'a dit que votre piété pour le dieu des amours était si avancée (en cela) que vous tâchiez de mettre toutes les jeunes filles que vous connaissez sur son foyer de sacrifice ). - A. Vous avez en effet mauvaise opinion de moi. Le jugement que vous portez sur mois est trop sévère: on le porte à l'excès "). Je vois qu'il faut dire le yrai?) pour modérer votre préjugé 12) et pour vous procurer ") une meilleure opinion de moi. B. Parlez donc. A. Vous allez entendre qu'on vous a prévenu avec beaucoup d'exagération de ma personne 14). Je vous mets mon honneur en gage "') que je n'ai eu que dix - neuf pussades 1) dans ??) mon séjour de troix semaines à Cologue. B. La somme 18) en est assez considérable. A. Qui, elle n'est pas au moins si exorbitant "') que vous le croyez.

B. A

1) L'auteur a voulu dire apparemment: ce n'est pas bien ou c'est mal de ces Messieurs

de tant tarder à venir. 2) s'attrouper signifie se réunir en troupe lumultueusement, c'est se réunir qu'il fallait. 3) Il faudrait: est pleine de grâce ou est d'une grâce achevée. 4) Elle fait signe de la tête eût été le terme convenable pour rendre l'idée de niten. 5) Le sens voudrait: d'inte ligence. 6) En outre, terme impropre pour autrement. 7) Nonseus pour: c'est aussi d'accord avec ecl. 8) Fort puissant est sans doute ici pour très-grand. 9) Comprenne qui pourra ce gallimathias double et même triple, qui n'a de nom dans aucune langue!

L'auteur a peut-être voulu dire: on m'a dit que vous étiez d'un naturel si a moureux que toutes les jeunes filles doivent céder à vos désirs; mais outre l'obscurité et l'incorrection du langage, on a droit d'être surpris que l'auteur se permette des plaisanteries de si

mauvais goû!. 40) On le porte à l'excès. Cette phrase est une énigme pour nous; signlfie - 1 -elle par hasard ?:

la sévérité avec laquelle on me juge est exagérée. 11) Le vrai est ci pour la vérité. 12) modérer votre préjugé est un barbarisme. L'auteur a voulu dire, diminuez vos pré

ventionis à mon égard. 12) procurer une opinion: incorrection de langage pour donner une opinion. 14) qu'on vous a prévenu avec beaucoup d'exagération de ma personne: on prévient

pour ou contre; on ne prévient pas de 15) Je vous meis mon honneur en gage que je ne veux absolument rien dire: on déclare sur

son honneur, on ne le met pas en gage. 16) pussades, terme fort libre que Liebschaft traduit très-inexactement. 17) dans mon séjour de ..... La grammaire veut: pendant le sejour de . que j'ai fait

à Cologne. 18) La somme: il faudrait nombre ou quantité. 19) si exorbitant: å qui, de l'imprimeur ou de l'auteur, devons - nous faire honneur de ce sole

cisme?

nous.

un plus long séjour ") le nombre se serait infiniment augmenté. Eh bien, que partites-vous si vite ?)? — A. J'avais fait à deux jeunes demoiselles ma 3) déclaration d'amour sans savoir que toutes deux étaient amies intimes. B. On peut se figurer l'embarras qui vous arriva par ça 4). A. Hé! voilà enfin deux de nos amis qui arrivent! Vous tardez à venir, Messieurs. C. Y a-t-il déjà longtemps que vous avez attendu après nous ? B. Plus d'une demi-heure. Est-ce que le reste de la société viendra 5) vous suivre ? — B. Ils 6) étoient derrière

C. Nous n'étions que quatre personnes; douze en promettaient de venir ?). B. Allons! en avant! Prenons du repos ) à l'auberge de la Scie. K. Pour nous, nous sommes encore jeunes, nous ne conviendrons pas ?) pour les bons bourgeois. On n'y doit pas chanter, et å plaisir, faire du sabbat 10). – C. Le possesseur de la Scie fait bâtir une nouvelle salle au premier: elle ") sera probablement la salle du sabbat. G. Ce serait à souhaiter afin que gai monde puisse se séparer un peu de celui qui est alterė "). K. J'espère que vous allez suivre mon conseil; nous entrons tout gais pour étancher notre soif "); la bière de Gosslar est très - bonne. K. Mademoiselle! oserais - je vous prier ") de porter votre parasol ? Mad. Excusez! il se rendra "5) trop pésant ") pour vous.

K. Oh! que non, chaque ") fardeau est doux pour moi, que 18) je porte pour une belle demoiselle telle que vous êtes ""). Mad. Mon dieu! vous n'embarrassez; moi, je n'ai pas l'air d'une belle personne; vous ne fai

1) A on plus long séjour: Germanisme, pour: si votre séjour s'était prolongé. 2) Eh bien, que parlles - Vous si vite? Le sens voudrait: nais alors; la grammaire :

pourquoi êtes-vous parti etc. 3) ma: il faut ici une. 4) qui vous arriva par ça: l'auteur aurait dû dire: qui en résulta pour vous ou dans

lequel vous vous trou vates. 5) viendra vous suivre: phrase incorrecte pour va vous suivre, ou vous suivra bientot 6) A quoi se rapporte le pronom ils ? au reste ou à la société? Ils ne peut se dire qu'après

un substantif masculin au pluriel. 7) Construction vicieuse et faute de grammaire: douze avaient promis de venir. 8) Prenons du repos à etc. dans ce sens n'est pas exact; il fallait: allons nous reposer å etc. 9. Nous ne conviendrons pas pour etc. L'auteur a sans doute voulu dire: nous ne convien

drons pas à etc. 10) On n'y doit pas chanter etc. Celte phrase traduite en français siguifie: il n'est pas permis

d'y chanter et d'y faire du bruil à volonté. 11) elle: la grammaire veul ce. 12) Le sens de toute cette phrase a échappe complètement: il est vrai que je n'ai jamais été très

fort sur les logogriphes. 13) pour élancher notre soif: expression beaucoup trop emphalique; il fallait: pour uns

désaltérer. 14) Si nous ne nous trompons, c'est offris qu'il aurait fallu. 15) il se rendra : barbarisme pour: il sera. 16) trop pésani. Si nous relevons cette faute d'accentualion, c'est qu'elle fourmille dans ce

recueil, ainsi que beaucoup d'autres, qu'il eût été si difficile de faire disparaitre. 17) chaque fardeau: la grammaire veut tout fardeau. 18) que je porte. Celle construction grammaticale est tout à fait contraire au génie de la

langue française; il fandraii: lout fardeau que je porte elc. me parait doux. 19) telle que vous êtes ou mieux dit: comme vous, telle que vous.

tes que me flatter '). K. Je vous assure que vous êtes si belle ?) pour m'amourager ) de vous. Moi, je n'ai jamais vu un petit angè si charmant que vous êtes. Mad. Vous plaisantez.

Si je suis aussi un peu jolie “), mais vous ne vous moquez que de moi 5), et vous me rendez tout perplexe ). K. Mais, ma jolie demoiselle, vous répandez un parfum agréable; je présume que vous ayez ') tàché de sauver un marchand de pommade pour qu'il ne fasse pas banqueroute. Mad. La fleur produit ce parfum. K. Quelle fleur? celle de votre jeunesse? Mad. La fleur des arbres. Ah! vous vous moquez de moi, je vois bien que les autres messieurs se moquent aussi de moi. K. Qui est-ce qui oserait se moquer d'une mademoiselle 8) aussi belle que vous êtes,

Mad. En effet! Vous me rendez toute honteuse. K. Oh! de grâce, permettez-moi de vous regarder en face, car j'aime la rougeur innocente ). Mad. Ah! j'ai honte encore davantage je suis encore fort jeune ... il faudrait que je fermasse les yeux. K. Eh! bien, mon petit ange, fermez vos yeux. Mad. Eh! bien, voulezvous que je voie maintenant? Vous me verrez peut-être davantage, je passe tous les soirs à la Porte St. Pierre. K. C'est excellent. Mais est-ce que vous me permettrez que je m'amuse 10) à votre aimable rougeur. Ah! quelle belle figure! Mais, Mademoiselle, vous suez beaucoup de visage, et les gouttes de sueur ont lavé toute la rougeur des joues, et l'ont emportée sous le menton. B. Halo! c'est du rouge! c'est un excellent coup "'). Mad. C'est honteux. Vous êtes hommes 1) abominables attendez, prenez - garde je vais rebrousser chemin je ne veux pas marcher

K. Adieu! mon ange farde! arrangez votre couleur de jeunesse avant d'entrer dans la salle de danse.

encore

avec vous.

1) Vous ne faites que me flatter. La phrase que l'auteur avait en vue est celle-c': c'est pure

flatterie de votre pari. Celle qu'il a écrite par ignorance du vrai sens des mois, veui dire:

vous me flattez sans cesse. 2) Vous êtes si belle pour .....

germanisme inadmissible. Vous êtes assez belle pour que je 3) pour m'amoura g er de vous. jusqu'à ce jour on avait écrit s'amouracher. Quant à la

syntaxe, elle veut: pour que je m'amourache de vous. 4) Si je suis aus i un peu jolie .... cette traduction littérale de l'allemand est inintelligible

en français. Lors même que je serais ou fussé-je mê nie un peu jolie sont les seules

manières correctes de s'exprimer.' 5) mais vous ne vous moquez que de moi. La transposition du 1 e que altöre ici tout à

fois le sens de la phrase: l'auteur a voulu dire: ce que vous en dites n'est que pour vous

moquer de moi. 6 i 1001 perplexe ... faule de grammaire pour toute perplexe. En outre l'adjectif per

plexe frise de bien près le ridicule. 7) Ayez: faute de : yntaxe pour avez, 8) L'au eur qui dit une mademoiselle, ne se fait aucun scrupule ailleurs de faire interpeler ses

aimables interlocutrices du nom de demoiselle Berthe, demoiselle Cécile elc.

sans doute que cela fait compensation, 9) la rougeur innocente apparement pour la rougeur de l'innocence. 10) que je m'amuse : il faut de m'amuser. 11) Un Français aurait dit: le tour est excellent! 12) hommes. La colère qui suffoque celle gentille personne lui a sans doute fait oublier qu' on.

dit des hommes.

Il pense

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