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Histoire des persécutions religieuses, par La Rigaudière.
Histoire de la Révolution de 1848, par Garnier-Pages.
Histoire de Vigilance et des réformateurs, par Peyrat.
Louis XIV et l'Edit de Nantes, par

Michelet.
Libertés de l'Eglise gallicane, par Dupin.
Des Parlements de France, par de Bastard d'Estang.
Singularités historiques et littéraires, par Hauréau.

146

81 241 280 252 263 4408

41

PHILOSOPHIE ET RELIGION. F. Bastiat. ...

205 La Centralisation, par Dupont White.

231 Cobden et l'École de Manchester.

329 Consolation philosophique de Boëce.

310 M. Cousin..

425 Divagations sur l'esprit du temps, par Renusson.

190 Julien l’Apostat, par E. Lamé.

496 Lettre au Sénat, par d'Haussonville.

115 Libertés de l'Église gallicane, par M. Dupin.

252 Les libres penseurs , par Veuillot. L'Église romaine en face de la Révolution, par Crétineau-Joly.

128 Emile Saisset.

181 La Guerre et la paix, par Proudhon.

521 Mélanges philosophiques, par Jouffroy.

580 Le Monde surnaturel (l'abbé Leriche, H. Blanc, des Mousseaux, D' Comet, Louis Figuier)..

131, 564 Paris, Rome et Jérusalem, par Salvador.

555 Philosophie de la cour d'assises,

par
Lambert.

228 La Province, par Elias Regnault.

306 Vie politique de Roger-Collard.

581 Du sentiment religieux, par E. de Pompery.

459 MELANGES, BEAUX-ARTS, VOYAGES, VARIÉTÉS. Abolition du servage en Russie, par Boris Tchitcherine .

380, 441 La Centralisation et ses effets, par 0. Barrot.

472 Cinq jours à Turin.

394 Harmonies de la mer, par Félix Julien.

487 Histoire de la musique, par Poisot. .

313 Interdiction des alienes, par Castelneau.

312 Le Nègre en Algerie, par L. Piesse.

465 Le Palais.

74 Paris en 1861 (Véron, La Bédollière, Turgan).

48 Le Salon de peinture.

507, 587 Société de la Paix (de Londres).

390 Souvenirs d'un amiral (Jurieu de la Gravière).

410 Des Travaux de l'esprit.

413 Varia.

404 Voyage dans le Levant.

171, 341 Voyage de Holinski.

317

LA

CRITIQUE FRANÇAISE,

REVUE

PHILOSOPHIQUE ET LITTÉRAIRE.

Humani nihil å me alienum puto.

L'IDÉE DE LA REVUE.

Nous voulons tenter une auvre à la fois modeste et ambitieuse.

Modeste : lorsqu'on n'a que cinq feuilles, point de cautionnement, et qu'on ne paraît qu'une fois par mois, on doit savoir borner ses désirs. Il ne faut pas rêver la puissance de la presse quotidienne, ou aspirer à la majesté des grandes revues.

Ambitieuse, parce que, sauf illusion, il nous semble que nous poursuivons un grand but.

Les Arabes, qui croient à la guerre, ont une image saisissante pour la peindre. Quand ils vont se battre, ils disent qu'ils vont faire parler la poudre. Nous, qui croyons à la science, nous voulons faire parler

છે les livres.

Expliquons-nous.
Le monde intellectuel a deux domaines : le journalisme,

: la littérature.

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Ces domaines sont essentiellement divers. L'homme qui écrit dans un journal est dominé par l'événement du jour, par l'impression du moment; il ne choisit guère ses sujets; il est plutôt mis en demeure par les matières qu'il traite, et remarquez bien que nous ne faisons pas une critique, nous constatons un fait.

L'homme qui, dans le silence du cabinet, compose un ouvrage, obéit à une inspiration plus personnelle. Il a plus de temps à donner à la méditation; son cadre est plus vaste,

1; et, par la différence du point de vue auquel il est placé, il embrasse un horizon plus large.

Le premier fait de la polémique, le second fait de la science.

Les résultats des deux æuvres ne sont pas moins différents que les œuvres elles-mêmes.

L'action de la presse quotidienne est énergique, mais elle est éphémère. Les ouvrages de longue haleine : philosodhie, art, histoire, poésie, pénètrent plus lentement dans la conscience publique, mais l'impression qu'ils laissent est plus durable.

En voulez-vous la preuve ? Réimprimez, au bout de quelques années, les articles de journaux qui ont fait, au moment de leur apparition sur la scène politique, l'impression la plus profonde, vous serez tout étonné de voir qu'ils ne trouveront plus de lecteurs. L'épreuve a été tentée bien des fois, et toujours le même phénomène s'est produit. Nous pourrions, à l'appui de notre opinion, citer beaucoup de noms propres et beaucoup de faits contemporains. Assurément, dans la presse quotidienne, le Journal des Débats a tenu une grande et sérieuse place. Quelques-uns de ses publicistes les plus qualifiés ont essayé de résumer le travail de leur vie en rééditant sous forme de souvenirs ces impressions que chaque jour voit naître et que chaque jour emporte. Qu'estil arrivé ? C'est que le public a accueilli avec indifférence les choses qui autrefois l'avaient le plus passionné.

Combien d'exemples, au contraire, de livres reçus d'abord avec froideur, qui ont fini par pénétrer peu

à
peu

dans le domaine de la publicité, ont conquis une réputation durable et ont influé largement sur la circulation générale des idées !

La conséquence que nous prétendons tirer de ces observations, c'est qu'il serait utile et bon de créer une sorte de sphère intermédiaire, où viendraient aboutir les deux domaines intellectuels que nous avons essayé de décrire.

. Entre la pensée qui court, comme un métal en fusion, dans les mille formes de la presse, au jour le jour, et la pensée élaborée dans les volumes qui prennent place sur les rayons de nos bibliothèques, il y a un espace vide; c'est cet espace que nous nous proposons de remplir.

Entre le livre et le journal, il y a une lacune; c'est cette lacune que nous avons le désir de combler.

Notre but serait atteint si, par des analyses consciencieuses, nous arrivions à donner une idée exacte des principaux livres qui paraissent. C'est ce que la nouvelle Revue que nous fondons tâchera de faire. Nous ne nous bornerons pas à placer à côté du titre d'un

છે ouvrage un éloge ou un blâme. Nous nous efforcerons d'en retracer les idées principales, d’en indiquer les divisions, d'en faire connaître les conclusions essentielles. La Critique française essayera de refléter comme dans un miroir le mouvement intellectuel de l'époque, heureux si dans notre modeste emploi de rapporteurs du génie des écrivains contemporains, nous réussissons à atteindre l'un de ces deux buts : inspirer le désir de lire les livres dont nous parlerons, ou

tout au moins en extraire la substance au bénéfice de celte portion du public qui n'a pas le temps d'aborder des lectures d'une longue étendue. Plus heureux encore si notre euvre prend assez d'importance pour être utile aux auteurs, à l'industrie si intéressante de la librairie, et si, en mettant en circulation les faits principaux et les idées capitales que nous aurons trouvés dans les livres, nous pouvons donner à la presse quotidienne un nouveau champ à exploiter.

Ce n'est pas, au reste, une innovation que nous nous proposons de réaliser. Les journaux contiennent d'excellents articles variétés, et les revues qui existent ont toutes une partie bibliographique. Notre but est d'apporter dans cette élaboration plus d'ensemble et de méthode, et de rallier les forces aujourd'hui éparses.

Nous considérerons comme de notre domaine, dans le cercle des éludes littéraires, tout ce qui est du domaine de la pensée, soit que cette pensée se produise sous la forme du livre, sous la forme de la représentation théâtrale, qu'elle s'incarne par la parole ou qu'elle se symbolise par les arts.

Nous prions nos lecteurs de ne pas s'attacher trop rigoureusement au sens du mot que nous avons choisi titre. Bien que nous nous appelions la Critique, nous ne nous croirons pas obligés à médire de tout et à considérer l'humanité et ses productions par le mauvais côté de la lorgnette. Nous entendons la critique dans son sens élevé et philosophique; pour nous, elle signifie analyse et appréciation; nous sommes de ceux qui pensent que l'urbanité est une condition indispensable de toute discussion, et si l'usage des devises s'était conservé, nous aimerions à inscrire sur notre drapeau littéraire : Justice, bienveillance et modération.

En politique comme en littérature, la politesse n'est pas

pour

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